Projection internationale des entités fédérées : comparaison des politiques internationales en matière de climat du Québec et de la Wallonie

par Grégoire Gayard

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Serge Sur.

Le jury était composé de Jacques Palard, Jean-Vincent Holeindre, Françoise Massart-Pierard.

Les rapporteurs étaient Jacques Palard, François Rangeon.


  • Résumé

    Les entités fédérées sont de plus en plus actives au-delà des frontières nationales. Leurs stratégies de projection internationale dépendent en partie du contexte institutionnel et de la dynamique fédérale dans laquelle ces entités fédérées s’inscrivent. Les cas du Québec, au Canada, et de la Wallonie, en Belgique, illustrent les différentes manières dont ces acteurs peuvent participer à la politique extérieure de leur fédération et développer leurs propres marges de manœuvre pour agir directement sur la scène internationale. Au Canada, la faible institutionnalisation des relations entre Ottawa et les provinces et le silence des textes constitutionnels sur le partage des responsabilités internationales ont laissé la mainmise au gouvernement fédéral sur la politique étrangère de la fédération. Dans ce contexte, le Québec a pu se tourner vers la paradiplomatie pour agir de manière autonome sur la scène internationale, en parallèle à Ottawa. En Belgique, au contraire, les responsabilités en matière de relations internationales ont été partagées entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées au fil des réformes institutionnelles. Les communautés et les régions disposent d’une grande autonomie en vertu du principe « in foro interno, in foro externo » et sont intimement associées au développement de la politique étrangère belge. Ces éléments éclairent les stratégies contrastées de ces deux entités fédérées pour s’impliquer dans les discussions internationales sur le climat. Alors que le Québec a privilégié la paradiplomatie, la Wallonie a surtout choisi de s’impliquer dans la coordination intra-belge pour défendre ses intérêts via la voix de la Belgique.

  • Titre traduit

    The Projection of Federated Entities onto the International Stage : A Comparison of the International Climate Policies of Quebec and Wallonia


  • Résumé

    Federated units are increasingly active beyond their national borders. The strategies they employ depends in part on the federal context and political dynamics of the Federation these units belong to. The cases of Quebec, Canada, and Wallonia, Belgium, offer a contrasted glimpse on how federated units can take part in the foreign policy of their federation and develop their own autonomous actions abroad. In Canada, the weak institutionalization of intergovernmental affairs and the gaps of the Canadian Constitution on the sharing of external policy responsibilities has effectively given Ottawa control of Canada’s foreign policy. In this context, Quebec has used paradiplomacy to develop its own actions abroad. In Belgium, by contrast, the responsibilities with regards to external affairs have been shared among the federal government and the federated units as the country moved from a unitary system to a federal organization. In accordance with the “in foro interno, in foro externo” principle, Belgian Communities and Regions enjoy a vast autonomy regarding external affairs and are deeply involved in the making of Belgium’s foreign policy. These elements help to understand the different strategies picked by Quebec and Wallonia to get involved in the international talks on climate change. Whereas Quebec primarily relied on paradiplomacy, the Walloons chose to focus on the Belgian internal cooperation to defend their interest through the voice of Belgium.

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Projection internationale des entités fédérées : comparaison des politiques internationales en matière de climat du Québec et de la Wallonie


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