Nouvelles perspectives sur l'histoire de l'Afrique : mythologies, arts rupestres et génétique

par Julien D'Huy

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean-Loïc Le Quellec.

Soutenue le 20-11-2018

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris) , en partenariat avec Institut des mondes africains (France) (laboratoire) .

Le président du jury était Guillaume Lecointre.

Le jury était composé de Jean-Loïc Le Quellec, Bertrand Hirsch, Boris Valentin, Yuri Berezkin.

Les rapporteurs étaient Claudine Cohen.


  • Résumé

    Dans ce travail, je chercherai à montrer l'intérêt d'une approche phylomémétique des mythes dans la perspective d’une reconstruction du peuplement de l’Afrique et du globe sur la très longue durée. Après une présentation historique de cette approche méthodologique, je soutiendrai que les mythes forment une classe, distincte et largement indépendante, de réplicateurs culturels dont le comportement et la fidélité peuvent rivaliser avec ceux des gènes et des langues, et montrerai qu'il est possible d’appliquer des outils informatiques utilisés en biologie à des familles de mythes ou de traditions orales pour tenter de répondre à des questions portant sur l'histoire des peuples et de leurs migrations, ou encore pour contribuer à l’interprétation des vestiges archéologiques. Je discuterai des objections communes à l'application de la modélisation phylogénétique aux mythes et mettrai en évidence l'extrême lenteur évolutive de certains d'entre eux. J’établirai ensuite une corrélation entre la diffusion des mythes et celle des gènes, ce qui me conduira à proposer, grâce à la construction d'arbres phylogénétiques, un modèle de diffusion des peuples en Afrique et à travers le monde. La forme première de plusieurs récits ou traditions orales, parfois antérieurs à la sortie d'Afrique, pourra ainsi être retrouvée, en même temps qu’un éclairage sur la signification de certains vestiges archéologiques – incluant l’art rupestre – pourra être apporté. Les résultats obtenus apparaissent solides, notamment du fait qu'ils résistent aux changements de corpus et de méthode, tout en demeurant cohérents avec ceux provenant d’autres approches.

  • Titre traduit

    New perspectives on Africa's history


  • Résumé

    In this dissertation, I will try to show you the interest of a phylomemetic approach of myths in the perspective of a reconstruction of the settlement of Africa, and of the globe over longterm.After an historical presentation of this methodological approach, I will argue that the myths form a distinct and largely independent class of cultural replicators whose behaviour and fidelity can rival those of genes and languages, and show that it is possible to apply computer tools used in biology to families of myths or oral traditions in an attempt to answer questions about the history of people and their migrations, or to contribute to the interpretation of archaeological remains.I will discuss common objections to the application of the phylogenetic model of myths, and highlight the extreme slowness of evolution for some of them. I will then establish a correlation between myths and gene diffusion, thanks to the construction of phylogenetic trees, a model of diffusion of peoples inside Africa and throughout the world.The first form of several oral narratives or traditions, sometimes existing prior to the Out-of-Africa process, can thus be found at the same time as a clarification on the meaning of certain archaeological remains including rock art can be brought. Results appear solid, in particular because they resist changes in the corpus and method and remain consistent with those from other approaches.

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