Les traités grecs et romains de poliorcétique : étude d’une tradition littéraire (c. 360/355 avant J.-C. – c. 386 après J.-C.)

par Patrick Boivin

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Isabelle Pimouguet-Pédarros.

Le président du jury était Jean-Pierre Bois.

Le jury était composé de Jérôme Wilgaux, Joëlle Napoli, Nicolas Faucherre, Claire Balandier.


  • Résumé

    Constituée en discipline autonome de l’art de la guerre dès la fin du Ve av. JC, la poliorcétique, qui apparait comme une pratique inséparable de la τέχνη, a suscité un travail de conceptualisation favorisant l’éclosion d’une littérature spécialisée. Ainsi, il n’y a rien de fortuit à ce que l’un des plus anciens traités militaires – Αἰνείου πολιορκητικά – lui ait été consacré. Daté de 357/55, l’ouvrage d’Enée le Tacticien fut à l’origine d’une tradition littéraire qui se termina, sept siècles plus tard, avec l’Epitoma de Végèce. Riche de quatorze traités, ce legs du passé forme le corpus systémique de la poliorcétique antique, objet de notre recherche ; elle s’articule autour de deux axes. Premièrement, il convenait, d’une part, de présenter les auteurs de ces traités qui n’étaient pas tous des professionnels de la guerre. D’autre part, nous devions mettre en exergue l’étonnante modernité de ces traités. Une qualité qui leur confère un caractère universel et intemporel ; sans cette vertu, ces traités eussent-ils été repris comme ils le furent à la Renaissance ? L’Art de la guerre n’était-il pas déjà en devenir dans ces textes ? De surcroît, nous avons tenté de dégager une figure, celle de l’écrivain militaire de l’Antiquité. Le deuxième axe de cette recherche ressortit aux machines de siège et leur mise en batterie ainsi qu’aux tactiques des combattants, ce sont-là les thèmes principaux de ces traités qui n’ignorent pas la fortification. En ce domaine, Philon de Byzance fit oeuvre de théoricien.

  • Titre traduit

    Poliorcetic and military treatises


  • Résumé

    Formed as an autonomous field of study of the art of war as early as the end of the 5th century BC, poliorcetics – a practice inseparable from τέχνη – has generated a work of conceptualisation favouring the development of a specific literature. Hence that one of the oldest military treatises – Αἰνείου πολιορκητικά – was devoted to it is in no way fortuitous. Dating back to the 4th century BC, Aeneas Tacticus’s work prompted a new literary tradition which ended, seven centuries later, with Vegetius’s Epitoma. This legacy from the past forms a systemic corpus: that of early poliorcetics, which is the focus of our research, based on two issues. To begin with, is was advisable to introduce as a matter of fact, all of them were not soldiers or in the military. Then, we had to point out the surprising modernity of these ols treatises. This quality gives them a universal and timeless character. Without it, would such treatises have been taken up as they were during the Renaissance? In addition, we have tried a character to come out : the military writer of this time. The second deals with combatants’ tactics and war machines, as main themes of those treatises that did not ignore fortifications. In that field, Philo of Byzantium took on the role of theoretician.


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