Variabilité morpho-anatomique et statuts des chiens entre âge du Bronze et Antiquité : référentiel et applications archéologiques en Méditerranée nord occidentale

par Fabien Belhaoues

Thèse de doctorat en ARCHÉOLOGIE spécialité Préhistoire, Protohistoire Paléoenvironnement Méditerranée-Afrique

Sous la direction de Armelle Gardeisen.

Soutenue le 14-12-2018

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; 2015-....) , en partenariat avec ASM - Archéologie des sociétés méditerranéennes (laboratoire) .

Le président du jury était Rosa Plana-Mallart.

Le jury était composé de Jacqueline Studer, Gerhard Forstenpointner.

Les rapporteurs étaient Jean-Philip Brugal, Arturo Morales Muñiz.


  • Résumé

    Les questions qui entourent les relations homme-chien, sont nombreuses. Parmi elles, la variabilité morphologique des chiens (Canis lupus familiaris) est au centre des attentions. Trouvant son origine entre sélection humaine et contraintes environnementales, la variabilité des chiens est la source de multiples utilisations, bien plus diverses que pour tout autre animal domestique. Les premiers témoins d’une sélection humaine en tant qu’acte délibéré sont fournis au cours de l’âge du Bronze et ceux de la première explosion de la variabilité morphologique sous l’Antiquité romaine. L’étude réalisée au cours de ce Doctorat a donc ciblé cet intervalle chronologique, en ouvrant une fenêtre orientée sur la Méditerranée nord-occidentale, lieu d’échanges culturels et économiques. Un référentiel inédit a été constitué afin d’étudier la variabilité morphologique des chiens actuels. Les méthodes de morphométrie utilisées ont par la suite été transposées à des spécimens issus de quatre sites archéologiques de France et de Catalogne (Espagne). Des comparaisons ont été faites avec les deux seuls canidés sauvages présents dans la zone d’étude depuis le début de l’Holocène, le loup gris (Canis lupus) et le renard roux (Vulpes vulpes). L’analyse des données portant sur les spécimens actuels a montré de nombreux critères diagnostiques, d’ordre typologique et spécifique, transposables au matériel archéologique. Les résultats font état pour l’âge du Bronze de populations soustraites au contrôle des hommes, se déplaçant et s’alimentant sans doute librement. A l’Antiquité, des morphotypes canins variés sont déterminés, certains attestés pour la première fois dans leur région de découverte. Les différences importantes entre les périodes et les sites sont l’œuvre de sélections plus ou moins intenses de la part des populations humaines dont les besoins et modes de vie ont considérablement orienté la gestion des chiens.

  • Titre traduit

    Morpho-anatomical variability and status of dogs between Bronze age and Antiquity : referential and archaeological studies in the north-western Mediterranean area


  • Résumé

    Among the questions about human-dog relationships, the morphological variability of dogs (Canis lupus familiaris) is the center of attention. Originating between human selection and environmental constraints, the variability of dogs is the source of many uses, more than any other domestic animal. The first evidences of human selection are given during the Bronze Age and those of the first explosion of variability come from the Roman period. This study had thus focused this chronological timeline, looking towards north-western Mediterranean, crossroad for trade and cultural exchanges. A unique referential was built in order to study the morphological variability of modern dogs. Morphometric methods used on modern animals were thereafter transposed on archaeological specimens from France and Catalonia (Spain). Comparisons were made with the only two wild canids living in the studied area during the Holocene, the grey wolf (Canis lupus) and the red fox (Vulpes vulpes). The analysis relating to modern specimens showed several diagnostic criteria, related to typological or specific features, and transferable to archaeological remains. Results for Bronze Age dogs outline populations of free-ranging dogs, feeding and traveling probably beyond human control. Roman dogs consist of diverse and identified morphotypes, some of them recorded for the first time in the studied area. Substantial differences between periods and sites originate from variable anthropic pressures, depending on the needs and lifestyles, which have deeply shaped the dogs.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 14-12-2022

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