Performance verte de l'agriculture et numérisation : le cas de la Chine
| Auteur / Autrice : | Kaixuan Bai |
| Direction : | Stéphane Blancard |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance le 08/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Institut Agro |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit, Gestion, Economie et Politique (Dijon ; Besançon ; 2017-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut national de la recherche agronomique (France). Centre d'économie et sociologie appliquées à l'agriculture et aux espaces ruraux (Dijon) |
| École d'inscription : L'Institut Agro Dijon (2022-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Elsa Martin |
| Examinateurs / Examinatrices : Stéphane Blancard, Laure Latruffe, Mikayel Vardanyan, Jean-Philippe Boussemart | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laure Latruffe, Mikayel Vardanyan | |
| DOI : | 10.70675/64f4bdf7zed28z4999zab4azd64050de538b |
Résumé
Le modèle agricole chinois, fondé sur une croissance intensive en ressources, fait face à de graves enjeux de durabilité. Face à la raréfaction des ressources, à la dégradation environnementale et au changement climatique, la transition verte est devenue une priorité nationale. Cela implique de repenser l’évaluation des performances agricoles et de mieux comprendre l’impact de la digitalisation dans cette transformation.Cette thèse poursuit deux objectifs principaux : améliorer la mesure de la performance agricole en intégrant les externalités environnementales et les disparités régionales, et analyser l’impact de la digitalisation (finance numérique, e-commerce rural) sur la durabilité de l’agriculture. Elle comble une lacune de la littérature en proposant des analyses empiriques tenant compte de ces dimensions souvent négligées.Pour répondre à ces deux objectifs, la thèse adopte une approche multi-méthodes articulée en quatre chapitres, combinant l’analyse de frontières de production, la programmation linéaire et les techniques économétriques. Le premier chapitre élargit le cadre DEA traditionnel pour intégrer les externalités environnementales et les différences climatiques, et permettre une évaluation plus fine de l’éco-efficience et de la congestion des intrants. Le deuxième chapitre applique une approche de méta-frontière à des données préfectorales, soulignant alors le rôle contraignant des écarts technologiques sur la performance verte. Il est par ailleurs montré que la digitalisation réduit ces écarts entre régions et favorise la diffusion spatiale. Le troisième chapitre montre que, dans certaines zones, la finance numérique améliore la productivité agricole verte en complémentarité avec la finance traditionnelle. Il confirme l’effet positif de la digitalisation sur la productivité verte. Enfin, dans le quatrième et dernier chapitre, il est montré que le programme national de e-commerce rural a un impact positif sur la productivité verte, grâce à la valorisation des marques, la coopération entre acteurs et l’extension des échelles de production.