La place du mobilier en verre dans les sépultures gallo-romaines et mérovingiennes du nord de la France : (1er s av. J.-C,- VII s. ap. J.-C) : offrandes et pratiques funéraires

par Aurore Louis

Thèse de doctorat en Langues, Histoire et Civilisations des Mondes Anciens

Sous la direction de Marie-Dominique Nenna.

Soutenue le 21-12-2018

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Histoire et Sources des mondes antiques (Lyon) (équipe de recherche) et de Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) .

Le président du jury était Isabelle Cartron-Kawe.

Les rapporteurs étaient Pierre Stanislas Nouvel, Sylvia Fünschilling.


  • Résumé

    L’archéologie funéraire s’attèle à comprendre la place qu’occupent les morts dans les sociétés anciennes. Elle passe par la compréhension des rituels entourant le défunt. Ces usages se reflètent dans les modes de traitement du défunt, dans la structuration de la sépulture et dans le dépôt de mobiliers funéraire. Les rituels, fondés sur la religion romaine, sont en usage dans toutes les provinces de l’Empire et sont adoptés par l’ensemble des peuples sous domination romaine. Les rituels funéraires modèlent ainsi des assemblages de mobiliers, des assemblages de vaisselle, issus de contextes clos et bien datés. Les séries de récipients ainsi constituées permettent de travailler sur la représentation numérique des différents vaisseliers en céramique, en verre ou en métal, sur la fonction des objets et sur l’évolution typochronologique des récipients. Les ensembles funéraires abondants découverts ces dernières années dans le nord de la France ont laissé qu’il existait un lien entre évolution des pratiques funéraires et évolution des types de récipients. C’est pourquoi nous avons choisi de travailler sur une aire géographique, définie par les limites administratives actuelles, regroupe quatre cités de tradition gauloise, situées au carrefour entre la Gaule Belgique, la Gaule Lyonnaise et la Bretagne. Cette région riche en découvertes et archéologiquement dynamique, était propice à l’élaboration d’un corpus de vases important, suffisant et bien documenté. Les données proviennent des fouilles conduites sur un nombre important de nécropoles tardives (fouilles anciennes et fouilles récentes), des études faites sur les pratiques funéraires et des travaux menés sur l’organisation administrative de la région. Afin de retracer les différentes étapes d’évolution du verre dans les tombes, nous avons choisi de travailler sur un cadre chronologique large afin de retracer les différentes étapes du verre funéraire à la période gallo-romaine et mérovingienne, soit entre le Ier et le VIIe s. ap. J.-C. Ainsi, le séquençage chronologique des verres nous a permis de cerner l’évolution progressive de la place du verre dans la tombe : d’abord discret au début du Ier s. ap. J.-C, le verre est ensuite de plus en plus présent dans les tombes du IIe s. ap. J.-C. jusqu’à devenir un mobilier indispensable. Son apogée intervient, entre la fin du IVe s. ap. J.-C. et le début du VIe s. ap. J.-C., car il devient représentatif non plus d’un rite, mais du défunt lui-même. Nous avons remarqué que derrière l’évolution rituelle et symbolique, existe une réalité économique et commerciale. La constitution des groupes de formes privilégiées et la cartographie de leurs aires de diffusion ont permis de distinguer les productions importées des productions à caractère régional et de caractériser différentes aires d’influence commerciale : entre Rome, Gaule Belgique, Gaule Aquitaine et Rhénanie.

  • Titre traduit

    The Glass Vessel in the roman and early medieval graves from northern France : (Ist century BC-VIIth century AD) : rituals beyond offerings


  • Résumé

    The organisation of the burials and the social way the deceased are treated are the point of the funeral archaeology. The rituals are visible in the organisation of the graves and in the way the artefacts are placed around the body – they are common to the roman area. The combination of the sets in the grave makes a good way to représent the evolution of the ceramic, metal or glass vessels. The large number of discoveries in north France these last ten years, sets a good material up for this studies. We registered the funeral structures located in the south of Gallia Belgica, dated from the Ist Century Bc to the VIIth Century Ad. This large chronological scale allows us to identify the way the glass is put down the graves and the way it makes part of the rituals : discreet at the beginning of the Ier Century, the glass is essential in the funerary set of the VIth century. More than a symbol, the glass vessel is also a commercial good. The cartography of the vessel types shows different areas of diffusion, that means some of them are imported and some are locally produced. The commercial roads are also well defined : to the north of Gallia Belgica, to Rhenania and to the south of Gallia Aquitania.

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