China’s economic engagement strategies towards a reforming DPR Korea

par Theo Clement

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Yveline Lecler et de Rüdiger Frank.

Soutenue le 22-06-2018

à Lyon en cotutelle avec l'Universität Wien , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Institut d'Asie Orientale (équipe de recherche) , Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) et de Institut d'asie Orientale_ IAO (laboratoire) .

Le président du jury était Valérie Gelézeau.

Le jury était composé de Yveline Lecler, Rüdiger Frank, Ina Hein, Laurent Gédéon.

Les rapporteurs étaient Hazel Smith.

  • Titre traduit

    Stratégies d’engagement économique chinoises à l’égard d’une RPD de Corée en cours de réforme


  • Résumé

    Depuis le début des années 2000, la Chine et la RPDC (« Corée du Nord) ont tenté de mettre en œuvre des programmes de coopération économique et d’intégration transfrontalière. Ces programmes de coopération ont été facilité par des politiques réformatrices en Corée du Nord, la famine des années 1990 ayant fait prendre conscience à Pyongyang qu’un certain degré de réforme économique était nécessaire pour reprendre le contrôle et relancer une économie désorganisée et appauvrie. En conséquence, les échanges et les investissements entre la Chine et la RPDC ont connu une hausse spectaculaire. Ceci étant, les expérimentations politiques menées par Pyongyang, dont notamment les Zones Économiques Spéciales, n’ont pas réussi à attirer l‘attention des entrepreneurs et des officiels chinois.A travers l’étude empirique d’une selection de Zones Économiques Spéciales et de leurs environnements politiques et législatifs, des entretiens avec des hommes d’affaires chinois impliqués dans les relations économiques bilatérales à la frontière et des observations sur le terrain en Corée du Nord, l’auteur développe l’idée selon laquelle les stratégies d’engagement économiques chinoises et les politiques de développement économique nord-coréennes sont fondamentalement incompatibles, ce qui fait des actuellespratiques de coopération économique une source de tensions politiques. Il semblerait que la Chine a en effet essayé d’atteindre certains objectifs politiques et géopolitiques à travers des outils économiques, ce qui est vu par Pyongyang comme une ingérence dans ses affaires internes. Ces stratégies chinoises sont particulièrement intéressantes à étudier dans le contexte de l’initiative « One Belt, One Road ». Paradoxalement, l’auteur cherche à expliquer que les plus récentes générations de Zones Économiques Spéciales ne visent pas seulement à faciliter une certaine forme d’intégration économique bilatérale mais incarnent dans le même temps une forme de résistance à l’étreinte économique chinoise.


  • Résumé

    Since the beginning of the 2000’s, China and the DPRK (North Korea) have tried to implement economic cooperation and crossborder-economic integration programs. These cooperation programs have been facilitated by reformist policies in the DPRK, as the 1990 decade famine that struck North Korea convinced the Pyongyang leadership that some degree of economic reform was needed to restart and regain control over a greatly damaged economy. As a result, trade and investment ties between China and North Korea soared. However, political experimentations by the Pyongyang leadership, such as Special Economic Zones, have attracted limited attention from Chinese entrepreneurs and officials.Through an empirical analysis of a selection of North Korean Special Economic Zones and related policies, interviews with Chinese businessmen active in the borderlands as well as anecdotal evidence gathered in the DPRK, the author argues that Chinese economic engagement policies and North Korea’s economic development strategy bear structural incompatibilities which makes the current economic cooperation patterns a source of diplomatic and political friction. It seems that China has indeed been trying to achieve different political and geopolitical objectives through economic means, which largely resonates with the larger Chinese-led “One Belt, one Road” initiative” but is seen as interfering from Pyongyang. Quite paradoxically, the author argues that later generations of Special Economic Zones do not only constitute institutions designed to foster economic integration between China and the DPRK but also embody political resistance to the Chinese economic embrace.

  • Titre traduit

    China’s wirtschaftliche Engagement Strategien in Richtung einer reformierenden Demokratischen Volkrepublik Korea


  • Résumé

    Seit dem Beginn der 2000er Jahre haben China und die Demokratische Volksrepublik Korea (Nordkorea) versucht, eine wirtschaftliche Kooperation und grenzüberschreitende wirtschaftliche Integrationsprogramme zu implementieren. Diese Projekte wurden durch reformorientierte Politik in der DPRK ermöglicht, da die Hungersnot, welche Nordkorea in den 90er Jahren heimsuchte, die Pjöngjanger Führung überzeugte, dass ein gewisser Grad an wirtschaftlichen Reformen nötig sei, um die schwer beschädigte Wirtschaft neu zu starten und über sie Kontrolle auszuüben. Infolgedessen steigerten sich der Handel und die wirtschaftlichen Beziehungen insgesamt zwischen China und Nordkorea auf ein noch nie da gewesenes Niveau. Jedoch haben politische Experimente der Führung in Pyongyang, einschließlich eines direkten „Policytransfers“, welche chinesischen Erfahrungen nachempfunden waren, wie zum Beispiel Sonderwirtschaftszonen, eingeschränkte Aufmerksamkeit von chinesischen Unternehmern und Beamten erfahren.Auf Basis einer empirischen Analyse einer Auswahl von nordkoreanischen Sonderwirtschaftszonen und damit verbundenen „Policies“, Interviews mit im Grenzgebiet aktiven, chinesischen Unternehmern und in Nordkorea gesammelten Einzelberichten, argumentiert der Autor, dass die chinesischen wirtschaftlichen Engagement Strategien und die wirtschaftliche Entwicklungsstrategie Nord-Koreas strukturellen Unvereinbarkeiten aufweisen, welche die derzeitigen wirtschaftlichen Entwicklungsmuster zu eine Quelle diplomatischer und politischer Spannungen werden lassen. Es scheint, dass China in der Tat versucht hat, verschiedene politische und geopolitische Ziele auf wirtschaftlichem Wege zu erreichen, was größtenteils in der bedeutenden, von China angeführten, „One Belt, one Road“ Initiative seinen Nachhall findet, jedoch von Pjöngjang als Einmischung gesehen wird. Paradoxerweise sind, so die Argumentation des Autors, spätere Generationen der Sonderwirtschaftszonen nicht nur Institutionen zur Förderung der wirtschaftlichen Integration zwischen China und der Demokratischen Volksrepublik Korea, sie verkörpern auch den politischen Widerstand gegen die chinesische wirtschaftliche Umklammerung.


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