Analyses prospectives de mortalité : approches actuarielle et biomédicale

par Edouard Debonneuil

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Frédéric Planchet et de Stéphane Loisel.

Soutenue le 25-06-2018

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences économiques et gestion (Lyon) , en partenariat avec Université Claude Bernard (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) et de Laboratoire des Sciences Actuarielles et Financières (laboratoire) .

Le président du jury était Catherine Viot.

Le jury était composé de Frédéric Planchet, Stéphane Loisel, Caroline Hillairet, Emmanuel Moyse, Patrizia D'Alessio.

Les rapporteurs étaient Arthur Charpentier, Joël Wagner.


  • Résumé

    La durée de vie humaine augmente dans le monde depuis quelques siècles. Cette augmentation a été plus importante que ne le prédisaient les spécialistes qui ont énoncé des limites. Malgré les incertitudes importantes sur l'avenir de la longévité, la biologie du vieillissement et ses applications semblent en passe de faire chuter les taux de mortalité aux grands âges, similairement à la chute des taux de mortalité infantile il y a 150 ans.L’industrie pharmaceutique prend conscience du potentiel des innovations biomédicales issues de la biologie du vieillissement, rachète des biotechs et développe des équipes en interne. Cela pourrait accélérer l'allongement de la vie.Cependant les tables des actuaires, à l'instar du modèle de type Lee Carter, tendent à prédire une décélération artificielle de la longévité et les risques calculés sont loin de représenter des avancées majeures issues de la biologie du vieillissement.Des modèles de mortalité future sont ici développés sans produire cette décélération. Il apparait qu'une augmentation voisine d'un trimestre par an était jusqu'à présent un meilleur prédicteur que les tendances de chaque pays. D'autres modèles prédisent des accélérations. Nous estimons les impacts sur les retraites.Les efforts pharmaceutiques en cours pour appliquer les résultats de la recherche biomédicale peuvent être craints du fait de leurs impacts sur les retraites. Nous étudions dans quelle mesure un méga fonds de longévité peut à la fois aider à financer les retraites par capitalisation et un grand nombre de développements pharmaceutiques: la mutualisation des risques cliniques permet de capter financièrement des succès biomédicaux liés à la longévité

  • Titre traduit

    Prospective analysis of longevity : actuarial and biomedical approaches


  • Résumé

    The human lifespan has been increasing in the world for several centuries. This increase was greater than predicted by specialists who set limits to human age. Despite the significant uncertainties about the future of longevity, the biology of aging and its applications seem about to make old age mortality rates drop, at it happened to infant mortality 150 years ago.The pharmaceutical industry is becoming aware of the potential of biomedical innovations stemming from the biology of aging. It invests in biotechs and develops internal teams. This could accelerate life extension.In parallel, actuarial tables tend to artificially predict longevity decelerations, as for the Lee Carter model, and calculated longevity risks are far from representing major advances from biology of aging.Here, models that do not produce deceleration are developed. It appears that an increase of around one quarter per year was, until now, a better predictor than the trends of each country. Other models predict diverse accelerations, impacts on pensions are analyzed.Current pharmaceutical efforts to apply the results of biomedical research may be feared because of their impact on pensions. Here we study in what measure a longevity megafund can both help finance funded pension schemes and a large number of pharmaceutical developments: the pooling of clinical trial risks can financially capture longevity-related biomedical successes


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