Déplacements et entretemps : mobilités humaines et territoires de l’attente dans la littérature des Amériques (1880-2010)

par Thomas Plançon

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Laurent Vidal.


  • Résumé

    Cette thèse a pour objectif de comprendre les phénomènes définis par Laurent Vidal comme territoires de l’attente, qui sont soit des lieux où l’attente est conceptualisée et prévue, soit des territoires où l’attente s’insinue dans la migration et modifie la perception des hommes en mouvement. La période choisie, s’étalant de la fin du 19ème siècle jusqu’au début des années 2010, permet à la fois d’analyser des flux migratoires importants et qui se sont intensifiés durant ces années. Pour analyser et comprendre ces phénomènes, nous utilisons des sources littéraires de romanciers américains. À travers les événements décrits – et parfois vécus par leurs auteurs –, ce sont des aventures humaines, des parcelles de vie quotidienne qui nous sont offertes. Cette thèse tend à décrire des expériences à la fois individuelles, mais aussi collectives. Les ouvrages utilisés permettent de cerner les différents temps de l’attente. En analysant les différents romans, ce sont deux formes de territoires de l’attente qui apparaissent : une première où l’attente provoque la mobilité ; une seconde où le déplacement induit des périodes d’attente, forcée ou non. Cette thèse s’inscrit dans une étude à la fois de la migration, mais également dans une histoire culturelle à travers la "migration literature", c’est-à-dire en tant que représentation de la migration par des auteurs l’ayant vécue, mais aussi par des auteurs extérieurs aux phénomènes.

  • Titre traduit

    Movements and meantime : human mobilities and waiting territories in the literature of Americas (1880-2010)


  • Résumé

    This thesis has the objective to understand the phenomena defined by Laurent Vidal as waiting territories, which are places where the wait is conceptualized and planned, or territories where the wait insinuates itself into the migration and modifies the perception of the people in movement. The chosen period, spreading from the end of the 19th century to the beginning of the 2010s, allows to analyze important migratory flows which intensified during these years. To analyze and understand these phenomena, we use literary sources from American novelists. Through the described events - sometimes lived by their authors -, these are human adventures, slices of land of everyday life which are offered to us. This thesis tends to describe at the same time individual experiences, but also collective ones. The pieces of work used throughout this analysis allows to identify the various times of the wait. By analyzing the various novels, two forms of territories of the wait that appear : the first one where the wait causes the mobility; the second one where the movement provokes periods of wait, forced or not. This thesis fits in with a study of the migration, but also in a cultural history through the migration literature, that is to say as a representation of the migration by authors who lived it, but also by authors external from this phenomena.


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