Les Indiens esclaves et libres de la société bourbonnaise au XVIIIème siècle

par Didier Huitelec

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Prosper Ève.

Le président du jury était Michel Latchoumanin.

Le jury était composé de Mylène Eyquem-Lebon.

Les rapporteurs étaient Michel Figeac, Jean Marius Solo-Raharinjanahary.


  • Résumé

    Les nombreux travaux portant sur les Indiens à l’île Bourbon / La Réunion ont apporté une bonne connaissance de cette communauté, mais se sont essentiellement intéressés au groupe des travailleurs engagés au XIXe siècle, surtout après 1848. Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre des subaltern studies, a pour but de mettre en lumière ce que signifie être un Indien de la société bourbonnaise au XVIIIe siècle. Depuis la mise en culture du café au début du XVIIIe siècle jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1848, les Indiens ne forment pas un groupe homogène puisque certains sont amenés comme main-d’œuvre servile et d’autres sont engagés comme travailleurs libres. Les conditions de vie de ces deux groupes sont différentes. L’étude, qui exploite les fiches 480 individuelles de recensement, porte sur leur nombre, la répartition par sexe, leur localisation spatiale dans la colonie, leur habitat. En interrogeant les archives notariales, les portes des foyers qui s’entrouvrent, dévoilent ainsi les espaces de l’intimité (espace de vie, du repas, du repos, du travail) et offrent une bonne vision de la formation des couples, des relations familiales et extra familiales.

  • Titre traduit

    No English title available


  • Résumé

    The many studies on the Indians at Bourbon Island / Reunion brought a good knowledge of this community, but were mainly interested in the group of workers engaged in the nineteenth century, especially after 1848. This study, which is part of the subaltern studies, aims to highlight what it means to be an Indian in Bourbon society in the eighteenth century. From coffee cultivation in the early eighteenth century to the abolition of slavery in 1848, Indians did not form a homogenous group, some were brought in as slave labor and others were engaged as free workers. The living conditions of these two groups are different. The study wonders about their number, the distribution by sex, their spatial location in the colony, their habitat. By interrogating the notarial archives, the doors of the homes that open up, reveal the spaces of intimacy (space for living, meals, rest, work) and offer a good vision of the formation of couples, relationships family and extrafamily.

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