La négociation diplomatique dans une perspective constructiviste : Identité et refus de négocier.

par Pauline Ségard

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Dario Battistella et de Dan O'Meara.

Soutenue le 22-06-2018

à Bordeaux en cotutelle avec l'Université du Québec à Montréal , dans le cadre de DROIT , en partenariat avec Centre Montesquieu de recherche politique (Pessac, Gironde) (laboratoire) et de Centre Montesquieu de recherche politique (Pessac, Gironde) (laboratoire) .

Le président du jury était Thomas Lindemann.

Le jury était composé de Thomas Lindemann, Pierre Binette, Jean-Vincent Holeindre, Alexandre Macleod.

Les rapporteurs étaient Pierre Binette, Jean-Vincent Holeindre.


  • Résumé

    Cette thèse propose une étude des représentations de la négociation diplomatique et de leurs implications sur la décision de négocier. A travers une analyse comparée de la politique étrangère des dirigeants américains confrontés aux programmes nucléaires nord-coréen et iranien de 1993 à 2012, elle entend mettre en lumière le rôle des pratiques représentationnelles dans l’acceptation et le refus de négocier et sur les modalités de négociation.L’analyse des discours des membres des administrations Clinton, Bush et Obama à l’aide d’une méthodologie constructiviste permet l’identification de leur imaginaire sécuritaire, grille de lecture à travers laquelle les dirigeants américains ont appréhendé la complexité des problématiques nucléaires nord-coréenne et iranienne et agi en conséquence. L’opérationnalisation de leurs interprétations a toutefois donné lieu à des politiques distinctes en matière de négociation. La thèse discute les implications identitaires que les dirigeants américains ont attribuées à ces politiques, en matière de sécurité ontologique des États-Unis face à la Corée du Nord, en matière de préservation de l’identité de la « communauté internationale » face à l’Iran. Ce faisant, elle propose une compréhension des différences de traitement des problématiques nucléaires nord-coréenne et iranienne et de leur évolution.

  • Titre traduit

    A constructivist analysis of diplomatic negociation : Identity and refusal to negotiate


  • Résumé

    This thesis is a study of diplomatic negotiation’s representations and the way these representations impact the decision to negotiate. Through a comparative analysis of the American foreign policy towards the nuclear programs of North Korea and Iran from 1993 to 2012, the role played by representational practices in the acceptance and the refusal to negotiate is enlightened, as well as their role in defining negotiation’s terms.A constructivist discourse’s analysis of the Clinton, Bush and Obama administrations’ speeches allows to identify their security imaginary as an interpretative frame. American leaders grasped the complexity of North-Korean and Iranian nuclear issues through this interpretative frame and took action accordingly. However, the operationalization of their interpretations produced various practices regarding negotiation. The thesis challenges the identity consequences attributed to these practices by the American leaders for the United States, in terms of ontological security in the North-Korean case and in terms of maintaining the “we-ness” of the “international community” in the Iranian case. In doing so, the thesis suggests an understanding of the differences in the way the American administrations responded to North-Korean and Iranian nuclear issues as well as an understanding of their evolutions.


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