Le "pour de vrai" et le "vrai" en art performance : fiction vs trace

par Clément Lagouarde

Thèse de doctorat en Arts (Histoire, Théorie, Pratique)

Sous la direction de Cécile Croce.

Le président du jury était Olivier Lussac.

Le jury était composé de Cécile Croce, Jean-Michel Devésa, Isabelle Barbéris, Bernard Lafargue.

Les rapporteurs étaient Olivier Lussac, Jean-Michel Devésa.


  • Résumé

    L’art performance est un art contemporain difficile à définir. Néanmoins il peut se décrire par l’action d’un artiste de performance qui, à la différence du théâtre traditionnel, se présente lui-même devant un public, s’infligeant parfois de véritable blessure. Cet art questionne le « pour de vrai » et le « vrai ». En le comparant au théâtre il semble moins fictif car les blessures est le sang sont « vrais », et sa trace (captations vidéos, captations sonores, photographies, objets, croquis, écrits, etc.) le prouve. La fiction et la trace paraissent opposées, là où la première est une invention (le « pour de vrai ») l’autre est un élément pérenne d’une action vécue (le « vrai »), l’art performance permettrait alors de penser ces deux notions non plus comme opposés mais comme corrélatives. L’art performance présente sa trace comme un élément pérenne d’une action plus ou moins inventée : le « vrai » dont la frontière avec le « pour de vrai » peut être questionné. Cette thèse argumente ces hypothèses à travers une première partie comparative entre l’art performance et l’art théâtral, avec comme problématique la fiction qui semble opposée au « vrai ». Et une seconde partie corrélative sur le possible « pour de vrai » de la trace, qui permet l’étude de trois traces épistémologiques : la mémoire, l’écriture et l’indice à travers des exemples respectifs d’artistes de performance.

  • Titre traduit

    The "Like true" and the"True" in performance art : Fiction Vs Trace


  • Résumé

    Performance art is a contemporary art is hard to define but which can be described as an action made an audience by a performance artist who, in contrast to the traditional theater, is the artist himself is inflicting sometimes real physical injuries. This art questions the 'like true' and the 'true' and seems less fictitious than traditional theater because blood’s physical injuries is 'true' and that he uses his trace as evidence (video recordings, sound recordings, photographs, objects, sketches, written, etc.). If the fiction and the trace seem opposed, because the first is an invention (the "like true") the other is a sustainable living action (the ' true') element, performance art then would think these two concepts not as opposites but as Horn related. As performance art, object of study here, presents his trail as a perennial element of a more or less invented action: as the 'true' including the border with the "like true" can be questioned. This thesis argues its assumptions through a comparative part between performance art and theatrical art, with as problematic fiction that seems opposite to 'true'. And a second consequential part on the possible "like true" of the trace, which allows the study of three epistemological traces : memory, writing, and trifle through respective examples of performance artists.

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