Écriture diaristique, poétique et dramatique dans l'ɶuvre de Jean-Luc Lagarce : hybridité générique

par Wafa Mahjoub

Thèse de doctorat en Langue, Littérature et Civilisation françaises

Sous la direction de Béatrice Bonhomme.

Le président du jury était Jean-Pierre Triffaux.

Le jury était composé de Jean-Pierre Triffaux, Évelyne Lloze, Renée Ventresque.

Les rapporteurs étaient Évelyne Lloze, Renée Ventresque.


  • Résumé

    La thèse est consacrée à l’Écriture diaristique, poétique et dramatique de Jean-Luc Lagarce et à l’hybridité générique qui la régit. Elle tente d’apporter un éclairage original sur les écritures variées du Journal et de certaines pièces de théâtre du dramaturge. L’écrivain met, en effet, en évidence dans son travail une esthétique de l’échec. Il tente le pari d’une poétique du décousu. En naviguant entre les genres, le journal personnel fait écho aux pièces tandis que les œuvres dramatiques puisent, de leur côté, leur essence dans une actualité personnelle et historique. Écrivain de son temps, le dramaturge représente des personnages dans leur milieu quotidien, précipitant le lecteur au cœur de l’intime et tressant, dans une écriture lyrique toutefois dénuée de pathos, des liens entre le particulier et l’universel, l’intime et le collectif. Le tragique qu’il insuffle à son écriture est lié à une tragédie du quotidien, ensemble de blessures vives véhiculées par un passé houleux et un présent tissé de souffrances et d’incompréhension. L’absurdité de l’existence conditionne une « action-état », presque passive, comme si les personnages enduraient une véritable « passion », qui freine l’action dramatique. Dès lors, le mouvement constant de la parole se substitue à l’action. Voix, images, mouvements, l’écriture lagarcienne se révèle alors à la fois poétique et dramatique, mettant l’hybridité au cœur de l’esthétique. Théâtre psychologique, psychanalytique et sociologique de la parole, il est aussi tragédie et poésie précaire du quotidien. Il est, finalement, tout ce qui constitue l’individu même : complexité, pluralité et sensibilité de l’être-au monde

  • Titre traduit

    Diaristic, poetic and dramatic writing in Jean-Luc Lagarce’s artwork : generic hybridity


  • Résumé

    The thesis is devoted to the diaristic, poetic and dramatic writing of Jean-Luc Lagarce and to its generic hybridity. It tries to bring an original light on the playwright various writings of the Journal and some other plays.The writer puts in evidence in his work an aesthetics of failure. He tries to bet on a poetics of desultory. Navigating between genres, the diary echoes the pieces while dramatic works draw their essence in personal and historical actuality.Writer of his time, the playwright represents characters in their daily environment driving the reader into the heart of the intimate. In a lyrical writing, he braided links between the particular and the universal, the intimate and the collective.The tragedy he infuses into his writing is linked to a tragedy of everyday life, a set of vivid injuries conveyed by a stormy past and a present made of pain and misunderstanding.The absurdity of existence determines an “action-state”, almost passive, as if the characters endured a real "passion", which slows down the dramatic action. From then on, the constant movement of speech replaces action. Voice, images, movements, the Lagarcian writing is then both poetic and dramatic, putting hybridity at the heart of aesthetics.Psychological, psychoanalytical and sociological theater of speech, it also represents tragedy and precarious poetry of everyday life.It is, ultimately, all that constitutes the individual itself: complexity, plurality and sensitivity of being-to the world.

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