Thèse soutenue

Emergence et régulation de la hiérarchie cellulaire dans un modèle de tumeur neuro-développementale chez la Drosophile

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Auteur / Autrice : Sara Genovese
Direction : Cédric Maurange
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie du developpement
Date : Soutenance le 13/12/2018
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences de la vie et de la santé (Marseille)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de Biologie du Développement de Marseille (IBDM)
Jury : Président / Présidente : Julien Royet
Examinateurs / Examinatrices : Krzysztof Jagla
Rapporteurs / Rapporteuses : Silvia Fre, Angela Giangrande
DOI : 10.70675/24b26aacz0695z428az8d33z662de847c8f3

Mots clés

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Résumé

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Dans les tumeurs hiérarchiques, les cellules souches du cancer (CSC), au sommet de la hiérarchie tumorale, peuvent s'auto-renouveler et se différencier en progéniteurs amplificateurs transitoires (TAP) avec un potentiel d'auto-renouvellement limité. Au cours du développement, les cellules souches neurales de Drosophile, appelées neuroblastes (NB), expriment en séquence deux protéines antagonistes se liant à l'ARN, Imp et Syncrip (Syp), qui respectivement favorise et réprime l'auto-renouvellement des NB. La perturbation de mécanismes de division asymétrique des NB peut générer leur amplification illimitée induisant de véritables tumeurs. À l’aide d’une analyse clonale et de modélisations mathématiques, nous avons démontré que les progéniteurs Imp+ dans les tumeurs agissent comme des cellules semblables aux CSC, capables de se renouveler indéfiniment et de se différencier en progéniteurs Syp+, qui, à l’instar des TAP, ont un potentiel d’auto-renouvellement limité et une forte tendance à entrer en quiescence. De plus, nous avons démontré que les tumeurs du NB suivent une organisation hiérarchique rigide dans laquelle la transition Imp-Syp est irréversible. Fait intéressant, en utilisant l’analyse transcriptomique, nous avons constaté que la transition Imp à Syp dans les NB de tumeurs induit une régulation négative des gènes glycolytiques et respiratoires, épuisant vraisemblablement la capacité de croissance et d’auto-renouvellement des progéniteurs Syp+. La conservation frappante de ces protéines de liaison à l'ARN ouvre la possibilité passionnante que des hiérarchies analogues puissent exister dans les cancers humain.