Lire l'expérience du travail : un essai de lecture marxienne d'un récit de vie

par Gilbert Conil

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Renato Di Ruzza.

Le président du jury était Daniel Faita.

Le jury était composé de Enrico Donaggio.

Les rapporteurs étaient Annemarie Dinvaut, Emmanuel Renault.


  • Résumé

    Cette thèse propose un matériau d’étude constitué par le récit de vie d’un travailleur, syndicaliste, analyste de situations sociales et réalisateur de films vidéo.Une investigation théorique a été nécessaire pour exposer le récit à un matérialisme dialectique et historique. Il a permis de repérer les principales contradictions pour définir des objets de connaisance et appliquer l’approche marxienne dont il ressort huit catégories qui sont autant de nouveaux objets de pensée et renvoient à huit couples de mots. Le premier est issu de l’analyse du récit alors que le second se projette dans l’avenir.Le constat est fait que l’écriture individuelle de l’activité sensible des travailleurs comporte de nombreux obstacles épistémologiques et n’autorise guère en retour de pouvoir agir sur la transformation des milieux de travail. L’hypothèse est avancée que les techniques numériques actuelles permettent de lire cette expérience du travail grâce à une méthode alliant la photographie (concret réel) et le film des dialogues entre pairs et spécialistes (concret pensé).Nous conclurons à une place des travailleurs bien différente des témoignages auxquels ils sont réduits la plupart du temps. La perspective de notre thèse vise à produire des points de vue collectifs qui s’inscrivent dans une vie démocratique au travail où les protagonistes arriveraient à connaître leurs intentions respectives. Nous soutiendrons pour cela la nécessité de cliniques du travail.Nous nous situons dans la filiation d'Ivar Oddone, d’une méthode qui permette de lire collectivement l’expérience du travail par un mouvement du réel vers le concret entre deux registres d’analyse.


  • Résumé

    This thesis offers a comprehensive study of the life story of a union worker, social commentator and film director.A theorical investigation was necessary in order to expose the narrration to a dialectic and historical materialism. It allowed to identify the main contardictions to define key knowledge and apply the marxian approach. We identified eight categories allowing new thought processes and reflecting eight keywords. The first stems from the analysis of the narration, while the second is future-oriented.The workers’ writing of their own life and experience brings several epistemological obstacles and do not allow any considerable change of the working conditions.We advanced the hypothesis that current digital technologies allow to whitness these work experiences through a method using both photography (practical approach) and film – with the interaction of the peers and experts - (theorical approach.)We will conclude that workers’ roles are significantly different from what testimonies usually lead the public to believe. This thesis’ perspective aims at creating collective view points supporting democratic work conditions, where protagonists are able to identify their own intentions as well as other’s. To this end, we will emphasize the necessity of work cliniques. Our approach is in line with Ivar Oddone’s teachings, supporting a method allowing to collectively read the workplace experience via a movement from realistic to concrete, between two types of analysis.


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