L'action du substrat/adstrat libyco-berbère en latin littéraire et épigraphique

par Valeria Argiolas

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Kamal Naït-Zerrad.

Le jury était composé de Kamal Naït-Zerrad, Salem Chaker, Charles Guittard, Dahbia Abrous.

Les rapporteurs étaient Salem Chaker, Charles Guittard.


  • Résumé

    L’objet de la présente thèse consiste en l’identification de l’action d’un substrat et/ou d’un adstrat libyco-berbère en latin littéraire et épigraphique. Inspiré par le continuum des « écritures libyco-berbères » (les inscriptions libyques et les tifinagh), le « libyco-berbère » représente la notion opérationnelle, relativement aux questions de substrat, d’un état ancien de la langue berbère. Notre recherche constitue la première enquête sur les formes lexicales parmi les plus anciennement attestées du latin dans une comparaison avec le libyco-berbère. L’état de l’art consiste, sous différentes perspectives, en la problématisation historique d’un substrat appelé « méditerranéen » et/ou « libyque » en latin « africain » et en roman (cf. les synthèses toujours actuelles de Hubschmid 1956 et Silvestri 1977 et 1978) d’une part et en l’examen des études récentes sur un substrat « amazigh » en latin « africain » littéraire et épigraphique de Múrcia Sànchez (2010) d’autre part. La méthodologie de cette thèse s’inscrit dans le cadre théorique de la linguistique structurale et à la croisée de l’anthropologie linguistique et de la philologie. Son encadrement historique situe les « barbares » d’Afrique dans une comparaison avec la Sardaigne romaine et byzantine. Notre première « histoire du mot » concerne la reconstruction formelle et sémantique du nom d’une divinité faisant partie de la religion romaine archaïque (cf. Dumézil 1956), (MATER) MĀTŪTA, pour élargir la comparaison avec le libyco-berbère aux lexiques techniques de la botanique, de l’agriculture et de l’élevage, ainsi qu’à ceux du tressage et du tissage. Autre MĀTŪTA, les mots dont nous proposons une étymologie libyco-berbère sont : ARBŌS (ARBOR) ; BATTUŌ ; FALCŌ, FALX, FILIX, PULCHER ; LILIUM ; NIGER ; OLĪUA ; PIRUS ; QUISQUILIAE, CUSCULIUM ; RŌSMARĪNUM ; TARUA, TERGUM ; BUDA ; BUTTIS, *BUTTIA, ABYSSUS ; CAETRA, CHERDA, CARTALLUS, GERDIUS, CHITARA, CISTA ; FĒNUM ; FĪLUM ; FŪNIS, FĪNIS, SINUS ; RĒTE ; TABULA. L'influence libyco-berbère en latin est aussi analysée sous la forme prise par la médiation du grec.

  • Titre traduit

    The Libyco-Berber substrate in literary and epigraphic Latin


  • Résumé

    The object of this thesis in historical linguistics concerns the action of a Libyco-berber substrate and/or adstrate in literary and epigraphic Latin. The concept of “Libyco-berber” is meant to be inspired by the continuum of the Libyan scripts and the tifinaγ. Historically identified by the geographic distribution and the partial interpretation of the Libyan scripts, this concept denotes an ideal link with the Berber-speaking area and a diachronic dimension. This thesis represents the first linguistic investigation on Latin’s attested most ancient lexical forms in comparison with Libyco-berber. The state of the art on this field consists in the problematization of the “Mediterranean substrate” and/or of the “Libyan substrate” in African Latin and in Romance languages (cf. Hubschmid 1956; Silvestri 1977 and 1978), and in the recent studies on an “amaziγ” substrate in African literary and epigraphic Latin and Romance by Múrcia Sànchez (2010).The methodology adopted is based on a structuralist approach at the crossroads of linguistic anthropology and philology. The historical framework of this thesis situates the African “barbarians” in a comparison with the Roman and Byzantine Sardinia’s inhabitants. The first etymology put forward (chap. III) is about the phonetic and semantic reconstruction of the name of a deity belonging to the Archaic Roman religion (cf. Dumézil 1956): (MATER) MĀTŪTA. The technical languages of phytonymy, agriculture and breeding (chap. IV) as well as those of braiding and weaving (chap. V) are then investigated. The technical words etymologized are: ARBŌS (ARBOR); BATTUŌ; FALCŌ, FALX, FILIX, PULCHER; LILIUM; NIGER; OLĪUA; PIRUS; QUISQUILIAE, CUSCULIUM; RŌSMARĪNUM; TARUA, TERGUM; BUDA; BUTTIS, *BUTTIA, ABYSSUS; CAETRA, CHERDA, CARTALLUS, GERDIUS, CHITARA, CISTA; FĒNUM; FĪLUM; FŪNIS, FĪNIS, SINUS; RĒTE; TABULA. The Libyco-berber influence on Latin is sometimes mediated by the Greek language. An etymology for these words is also put forward.


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  • Sous le titre : L'action du substrat/adstrat libyco-berbère en latin littéraire et épigraphique
  • Détails : 1 vol. (372 p.)
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