La poétique du voyage dans la poésie lyrique et les textes de voyage de Victor Hugo sous la monarchie de Juillet

par Yoshihiko Nakano

Thèse de doctorat en Histoire et sémiologie du texte et de l'image

Sous la direction de Claude Millet.

Le président du jury était Jean-Marc Hovasse.

Le jury était composé de Claude Millet, Jean-Marc Hovasse, Franck Laurent, Aurélie Loiseleur-Foglia.

Les rapporteurs étaient Jean-Marc Hovasse, Franck Laurent.


  • Résumé

    Les lecteurs de Victor Hugo s'accordent à penser qu'il est un regardeur. Mais de quel regardeur s'agit-il ? Pour ce poète qui voyage, l'action de voir constitue, plus qu'un goût, un principe esthétique et poétique. Si Hugo s'attache à un beau paysage, c'est en vue d'en faire resurgir ce qui, tout en échappant au regard, prend la forme d'une pensée. Pour le dire autrement, le réel visible est, pour lui, tant régi par la Vérité cachée qu'il ne cesse de mettre en jeu l'existence du sujet. L'évocation d'un paysage est en ce sens la véritable pierre de touche du sujet : le paysage représente, comme inévitablement, le moi qui essaie de participer aux réseaux de l'univers. C'est pourquoi notre étude avait pour objet en particulier les paysages du voyage et de la poésie, afin d'examiner un moi et des moi intertextuels chez Hugo. La relative rareté des études sur le je en voyageur s'explique par une tradition critique qui le considère comme une incarnation immédiate d'un moi unique de l'auteur. Toutefois, on ne saurait trop souligner que, malgré les apparences, le je dans les textes de voyage est protéiforme non moins que le je poétique. Cette thèse dont les réflexions s'articulent autour des regards hugoliens vise ainsi à montrer la complexité du moi de Hugo, et à apporter une lumière nouvelle sur ses poèmes lyriques

  • Titre traduit

    The poetics of the voyage in the lyric poetry and the travel texts of Victor Hugo under the Monarchy of July


  • Résumé

    Victor Hugo's readers agree that he is a viewer. But what viewer is it? For this poet who travels, the action of seeing constitutes, more than a fondness, an aesthetic and poetic practice. If Hugo attaches to a beautiful landscape, it is in order to bring out the truth escaping the gaze. To put it another way, the visible reality is, for him, so governed by the hidden truth that it emphasise the existence of the subject. The evocation of a landscape is in this sense the true touchstone of the subject: the landscape represents, as inevitably, the ego that tries to participate in the principle of the universe. This is why our study was particularly concerned with landscapes of travel and poetry, in order to examine an ego or egos intertextual in Hugo. The relative rarity of the studies on the traveler is explained by a critical tradition which considers him an simple embodiment of an ego of the author. However, it can not be over-emphasized that, in spite of appearances, the I in the travel texts is protean no less than the poetic I. This thesis whose reflections are articulated around the Hugo's landscapes aims thus to show the complexity of the ego of Hugo, and to bring a new light on his lyrical poems

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