La collection "terre humaine" de Jean Malaurie (1955-2015) : littérature, anthropologie et photographie

par David Couvidat

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Catherine Coquio.

Le président du jury était Pascal Dibie.

Le jury était composé de Catherine Coquio, Pascal Dibie, Jean-Louis Jeannelle, Vincent Debaene, Philippe Roussin, Patricia Sorel.

Les rapporteurs étaient Jean-Louis Jeannelle, Vincent Debaene.


  • Résumé

    La collection « Terre Humaine » (1955-2015) dirigée par un géographe et explorateur français, Jean Malaurie, se présente comme un espace de diffusion d’idées, d'objets, et de pratiques permettant d’explorer, dans la seconde moitié du XXe siècle, la perméabilité des frontières du champ littéraire au contact de l’anthropologie et de la photographie. La diversité des profils des auteurs, des modes d’écriture, des espaces et des périodes, dissimule l’unité souterraine d’une aventure éditoriale à vocation universelle qui cherche à comprendre les populations les plus variées, à la fois dans le temps et dans l’espace, afin de percer les mystères de l’existence humaine. La mise en réseau de témoignages portant sur des sociétés dispersées à la surface de la planète engendre une vision parallèle de l’espace mondial. En écho avec l’aventure des Annales mais aussi avec le réalisme et le naturalisme du XIXe siècle, une réflexion initiale sur les modalités d’écriture en sciences sociales finit par donner naissance à une littérature ethnographique fondée sur l’exploration de modes de vie et de pensée de populations marginales à l’échelle du globe. L’ethnographie est envisagée non plus seulement comme méthode scientifique de collecte de données mais plus généralement comme un mode d’écriture textuel, visuel et audiovisuel narrant la métamorphose tragique de sociétés au contact d’une civilisation.

  • Titre traduit

    Jean Malaurie’s « Terre Humaine » publishers’ series (1955-2015) : literature, anthropology and photography


  • Résumé

    “Terre Humaine” Publishers’ Series (1955-2015), which is supervised by a French explorer and geographer, Jean Malaurie, may be examined as a heuristic space of diffusion of ideas, objects and practices to explore, in the 2nd half of the twentieth century, the tightness of the literary field in contact with anthropology and photography. The diversity of the authors’ backgrounds, writing genres, spaces and periods of time, masks the underground unity of an editorial and self-claimed universal enterprise which aims at understanding the most diverse populations, both in time and space, to uncover the mysteries of the human existence. Networking testimonials on societies scattered around the globe discloses a parallel worldview. In connection with the Annales review and the 19th century realism and naturalism, early reflections on writing in social sciences end up spawning an ethnographic literature grounded in exploring ways of living and thinking among marginalized groups worldwide. Ethnography is not anymore only considered as a scientific method to collect data but more broadly as a textual, visual and audiovisual writing genre relating the tragic metamorphosis of a society in contact with a civilization.


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