Thèse soutenue

L'héritage nu. Mises en fiction du ''témoin historique''. Primo Levi - Aharon Appelfeld - Philip Roth

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Auteur / Autrice : Guido Furci
Direction : Carole Ksiazenicer-MatheronPhilippe Daros
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature générale et comparée
Date : Soutenance le 04/07/2017
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Littérature française et comparée (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Fondation : Fondation pour la mémoire de la Shoah (France) - Fondation des Treilles (Tourtour, France)
Laboratoire : Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris)
Jury : Président / Présidente : Michèle Tauber
Examinateurs / Examinatrices : Carole Ksiazenicer-Matheron, Philippe Daros, Michèle Tauber, Barbara Agnese, Bernadette Wegenstein, Rachel Ertel
Rapporteurs / Rapporteuses : Barbara Agnese, Bernadette Wegenstein
DOI : 10.70675/2d62e20bzf257z48d8z9ad1z0f4ec8518952

Résumé

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Pendant de nombreuses années, Aharon Appelfeld, Philip Roth et Primo Levi entretiennent une sorte de « dialogue à distance », interrompu en 1987 par la mort de ce dernier. Notre travail vise à analyser les modalités à travers lesquelles la production de ces trois écrivains – marqués de manière plus ou moins « directe » par l’histoire de la deuxième guerre mondiale et la mémoire de la Shoah – complexifie, avant tout sur le plan fictionnel, une certaine conception du témoignage, dont les enjeux esthétiques sont loin d’être anodins. Certes, dans un premier temps il a été important de reconstituer la correspondance triangulaire entre Levi, Appelfeld et Roth ; bien que fondamentale, ce n’est pas la composante philologique de notre recherche que nous avons souhaité mettre en avant, mais plutôt la pertinence d’un rapprochement de corpus en apparence distants, et pourtant liés par des questionnements analogues. Il est évident que si la possibilité de consulter, donc de disposer de documents d’archive pour la plupart inédits et d’accéder à des échanges parfois publics – quoique destinés à un auditoire en quelque sorte « communautaire » – a été précieuse afin d’alimenter la réflexion, le fait de lier de manière trop manifeste les considérations au sujet des démarches (poétiques ou politiques) de nos trois auteurs à leur complicité intellectuelle et, le cas échéant, à leur amitié aurait pu minimiser la portée de certaines observations – et suggérer de faux rapports de cause à effet.