Prévention du col de l'utérus : étude dans un département français, la Côte-d'Or

par Aurélie Bertaut

Thèse de doctorat en Médecine, santé publique, environnement et société

Sous la direction de Serge Douvier.

Soutenue le 15-12-2017

à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de École doctorale Environnements, Santé (Dijon ; Besançon ; 2012-....) , en partenariat avec Centre d'épidémiologie et de santé publique de Bourgogne (laboratoire) et de Département d'oncologie médicale [Centre Georges-François Leclerc] (laboratoire) .

Le président du jury était Guy Launoy.

Le jury était composé de Serge Douvier, Christine Clavel, Jean Jacques Baldauf, Christine Binquet.


  • Résumé

    Le cancer du col de l'utérus est le seul cancer pour lequel nous disposons de 2 outils complémentaires de prévention : la vaccination anti HPV (Human Papillomavirus) et le dépistage par frottis cervico-utérin. Malgré ces outils, ce cancer est responsable de 1000 décès chaque année en France, la plupart survenant chez des femmes avec un suivi non conforme aux recommandations concernant le dépistage. Notre premier article, utilisant les données du registre des cancers gynécologiques de Côte-d'Or, s'est intéressé aux facteurs associés à la mortalité par cancer du col de l'utérus. Il confirme une association significative entre non compliance au dépistage et décès. On retrouve par ailleurs des marqueurs de vulnérabilité socio-économique marqués dans notre population.Notre deuxième article avait pour objectif de déterminer la couverture vaccinale anti-HPV dans notre département ainsi que les facteurs associés à la vaccination. Une étude transversale a été menée entre octobre 2010 et mai 2011 auprès de 948 jeunes filles de 14 ans et plus scolarisées en Côte-d’Or. Pour rappel, les recommandations nationales avant 2012 ciblaient les jeunes filles de 14 ans et celles de 15 à 23 ans pour la vaccination de rattrapage. Les taux d’initiation de la vaccination étaient de 42,1% chez les filles de 14 ans et de 57,3% chez les plus âgées, insuffisants pour obtenir une efficacité optimale de la vaccination. Les freins parentaux rapportés par les jeunes filles étaient complexes. Les jeunes filles avaient une connaissance confuse et parcellaire des infections sexuellement transmissibles en général et des infections à HPV en particulier.Notre troisième article porte sur le dépistage des cancers cervical et colorectal au sein d'une population de femmes résidant en Côte-d'Or et sensibilisées à la question de la prévention des cancers, car compliantes au dépistage du cancer du sein. En France, le dépistage du cancer du col de l'utérus relève d'une initiative individuelle à l'inverse des dépistages du cancer du sein et colorectal qui fonctionnent sur un mode organisé. Au total, 1 856 femmes âgées de 50 à 65 ans ont répondu à un questionnaire envoyé par voie postale. L'objectif était de déterminer le taux de participation aux dépistages du cancer du col de l'utérus et du cancer colorectal ainsi que les facteurs associés. Les taux retrouvés étaient respectivement de 78,3% et 56,6% et cachaient des disparités notamment socio-économiques et de recours au système de soin.A l’issue de ce travail, des questions restent à explorer eu égard à ces deux modes de prévention complémentaires. Le suivi des cohortes de jeunes filles vaccinées permettra à long terme d’évaluer l’impact de la vaccination sur l’incidence des cancers du col de l’utérus, l’épidémiologie des HPV et la protection conférée vis à vis des autres cancers HPV positifs. Il conviendra également de définir les modalités du dépistage de ces jeunes filles en incluant peut être les tests HPV dans leur suivi.

  • Titre traduit

    Cervical cancer prevention in the french department of Côte-d'Or


  • Résumé

    Two complementary prevention tools exist for cervical cancer : HPV vaccination (Human Papillomavirus) and screening using Pap smear. Despite these effective tools, this cancer is responsible for 1,000 deaths each year in France, mostly in women who are not in accordance with the national recommendations regarding screening. Our first article, using data from the registry of gynecological cancers of Côte-d'Or, aimed to identify factors associated with mortality from cervical cancer. A significant association between non adequate follow up by screening and death was found. Association with socio-economic vulnerability and cancers was also noticed.The purpose of our second article was 1) to assess HPV vaccine coverage in a representative population of girls, aged 14 and above, attending school in Côte-d'Or and 2) to identify correlates of vaccines initiation and completion. A cross-sectional study was carried out between October 2010 and May 2011 in 948 girls. Vaccine initiation rates were 42.1% among 14-year-old girls and 57.3% among the oldest, insufficient to achieve optimal vaccination efficacy. Parental concerns about the acceptability of HPV vaccination were found and barriers to vaccination initiation and completion were complex. Girls had poor and confuse knowledge about sexually transmitted diseases in general and HPV in particular. Our third article deals with cervical and colorectal cancers screening in a population of women living in Côte-d'Or and up to date for breast cancer screening. In France, cervical cancer screening is an individual initiative, unlike screenings for breast and colorectal cancers, which are organized at a national level. Overall, 1856 women aged 50 to 65 returned a self-reported questionnaire delivered by post. The objective was to determine participation rates and factors associated with participation in both colorectal and cervical cancer screenings. Respectively 78.3% and 56.6% women were up to date for the two screenings with disparities regarding socioeconomic status and health care facilities access.Additional questions have to be explored on these two complementary modes of prevention. Follow up of cohorts of vaccinated girls will allow assessing the impact of vaccination on the incidence of cervical cancers, HPV epidemiology and the protection afforded against other HPV positive cancers. It is also important to define how vaccinated girls should be screened. HPV tests in this context are promising.


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  • Sous le titre : Prévention du col de l'utérus : étude dans un département français, la Côte-d'Or
  • Détails : 1 vol.(113p.)
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