La musique pour orgue en France à l'âge classique : une représentation du sacré
| Auteur / Autrice : | Juan David Barrera |
| Direction : | Alessandro Arbo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Musicologie |
| Date : | Soutenance le 03/03/2017 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Humanités (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Beat A. Föllmi |
| Examinateurs / Examinatrices : Theodora Psychoyou, Jacques Viret | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Thierry Favier, Davitt Moroney |
Mots clés
Résumé
Notre étude de la musique pour orgue en France à l’Âge classique se centre sur sa dimension signifiante, et tout particulièrement sur sa fonction représentative du sacré. Notre intérêt a pour origine un constat : à l’heure actuelle, les travaux les plus importants consacrés à ce répertoire négligent la question, alors que la genèse de cette école organistique coïncide avec l’un des moments historiques les plus remarquables de la spiritualité catholique française (en effet, le XVIIe siècle n’est pas seulement le « Grand Siècle des idées » mais aussi le « Grand Siècle des âmes »). Dans cette optique, et partant du principe que la musique religieuse peut se comprendre comme un produit esthético-théologique façonné en fonction des besoins symboliques et expressifs de la liturgie (au même titre que d’autres manifestations d’art sacré), ce travail cherche à mettre en lumière la manière dans laquelle, grâce à un ensemble de catégories esthétiques et de topiques musicaux dirigés par des principes rhétoriques, la musique des organistes français peut communiquer les notions fondamentales de la doctrine chrétienne. Pour ce faire, nous proposons un parcours en quatre parties, abordant successivement les contextes culturel et spirituel du XVIIe siècle en France, les éléments constitutifs de l’univers signifiant du répertoire, l’organisation stylistique du répertoire, et finalement, d’un point de vue herméneutique, l’œuvre de trois compositeurs majeurs de cette tradition musicale : Nicolas de Grigny, Jean-Adam Guilain et François Couperin.