L’art conceptuel, la psychanalyse et les paradoxes du langage : un dialogue entre Joseph Kosuth et Sigmund Freud

par Fernanda Pereira Medina

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Pierre-Henry Frangne.

Soutenue le 06-10-2017

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) , en partenariat avec Université Bretagne Loire (COMUE) et de Histoire et Critique des Arts (laboratoire) .

Le président du jury était Marianne Massin.

Le jury était composé de Jean-Michel Vives, Elvan Zabunyan.

Les rapporteurs étaient Marianne Massin, Christophe Genin.


  • Résumé

    La thèse prétend discuter des analogies intimes révélées entre le travail de l’art conceptuel tel qu’il est conçu par Joseph Kosuth, comme un processus de production de sens, et le travail analytique tel qu’il est élaboré par Sigmund Freud. Elle travaille donc à partir de l’interface entre l’art et la psychanalyse comme deux expériences de production de signification. Elle interroge le sens à partir des particularités inhérentes à chacun des discours et des pratiques concernés, mais aussi à partir de ce qui semble les réunir, à savoir : les mécanismes impliqués dans la production de sens au sein de l’art conceptuel comme de la psychanalyse conduisent à une expression hybride relevant des rapports entre le langage et l’image, entre un discours qui se poste aux limites du dicible et une image qui se place aux limites du visible.L’hybridité du sens relève d’une incertitude intellectuelle, d’un franchissement des limites et d’une ambiguïté impliqués dans la notion de l’Unheimlich. Cette dimension singulière de l’expérience humaine concerne le sujet de l’inconscient et la création artistique. En suivant les déclarations de Joseph Kosuth lui-même, son travail relèverait de l’Unheimlich. La thèse analyse ainsi l’expérience procurée par l’art conceptuel à partir de cette notion qui apparaît dans l’oeuvre freudienne en 1919 dans le cadre d’une investigation sur l’esthétique.Freud ne parle de l’esthétique en tant que théorie du beau mais comme effet affectif procuré par l’oeuvre d’art. De notre côté, nous soutenons l’idée selon laquelle la création artistique relèverait toujours de l’affectivité, même si cette question peut s’avérer controversée dans le contexte de l’art conceptuel. C’est dans ce sens que nous analysons l’expérience procurée par le travail de Kosuth, c’est-à-dire comme une expérience affective de l’ordre de l’Unheimlich

  • Titre traduit

    The conceptual art, the psychoanalysis and the paradoxes of language : a dialogue between Joseph Kosuth and Sigmund Freud


  • Résumé

    This thesis proposes to discuss the analogies revealed between conceptual art work, as it is conceived by Joseph Kosuth, as a meaning production process, and the analytical work as elaborated by Sigmund Freud. We then work from the interface between art and psychoanalysis as two meaning producing experiences. We question the meaning from the particularities inherent in each of these discourses and practices involved, but also from what it seems to bring them together, namely: the mechanisms involved in the production of meaning in conceptual art as well as in psychoanalysis lead to a hybrid expression indicating the relationship between language and image, between a discourse that lies within the limits of the sayable and an image that is located within the limits of the visible.The hybridity of sense sends us to an intellectual uncertainty, a crossing of limits and an ambiguity that are related to the notion of Unheimlich. This singular dimension of human experience concerns the subject of the unconscious and artistic creation. Following the statements of Joseph Kosuth himself, his work fits into the dimension of Unheimlich. This thesis then analyzes the experience raised by conceptual art from this notion that appears in the Freudian work in 1919, in the context of a research on aesthetics.Freud doesn’t speak of aesthetics as a beauty theory, but as an affective effect promoted by the work of art. From our point of view, we hold the idea that artistic creation is always related to affectivity, even if it is a controversial issue with regard to conceptual art. It is in this sense that we analyze the experience promoted by the work of Kosuth, that is, as an affective experience of the order of the Unheimlich.


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L'art conceptuel, la psychanalyse et les paradoxes du langage : un dialogue entre Joseph Kosuth et Sigmund Freud


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Informations

  • Sous le titre : L'art conceptuel, la psychanalyse et les paradoxes du langage : un dialogue entre Joseph Kosuth et Sigmund Freud
  • Détails : 1 vol. (377 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 364-377.
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