Les transmissions du savoir juridique durant la période impériale romaine (27 avant J.C. - 565 après J.C.)

par Ralph Evêque

Thèse de doctorat en Histoire du droit et des institutions

Sous la direction de Soazick Kerneis.

Soutenue le 05-12-2017

à Paris 10 , dans le cadre de École Doctorale Droit et Science Politique (Nanterre) , en partenariat avec Centre d'histoire et anthropologie du droit (Nanterre) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Louis Halpérin.

Le jury était composé de Soazick Kerneis, Jean-Louis Halpérin, Emmanuelle Chevreau, Yann Le Bohec, Christophe Archan.

Les rapporteurs étaient Emmanuelle Chevreau, Yann Le Bohec.


  • Résumé

    Il s'agira dans notre travail de réfléchir aux premières formes de l'enseignement du droit. C'est à Rome qu'il naquit. Sous la République, le droit n'est pas encore une technique accaparée par le pouvoir mais relève de la spéculation. C'est auprès d'un maître que l'élève se forme. Enseignement et jurisprudence sont ainsi intimement liés et l'enseignement passe par la casuistique. Sous l'Empire, des changements apparaissent. Durant le Haut-Empire (27 avant J.C. - 284 après J.C.), nous n'avons pas de preuves directes d'un enseignement académique du droit. Le droit continue comme sous la République d'être transmis par l'intermédiaire de la pratique ou encore dilué au sein d'autres cursus, en particulier dans le cadre de l'enseignement de la rhétorique. Pourtant, des sources indirectes comme la présence d'une littérature juridique didactique qui apparait à partir du milieu du IIe siècle nous engage à penser qu'un enseignement académique du droit existait dans les deux derniers siècles du Haut-Empire. C'est toutefois un fait notable, il n'y a pas encore d'enseignement officiel et régulier du droit. Une rupture se produit durant l'Antiquité Tardive (284 - 565). Plusieurs facteurs concourent à une révolution de l'enseignement du droit. En premier lieu, l'absolutisme impérial qui conduit à une emprise du pouvoir sur l'enseignement juridique. Deuxièmement, le tournant bureaucratique que prend l'Empire et le besoin en fonctionnaires que cela entraine. Mais encore, les conséquences de l'édit de Caracalla de 212 qui en étendant la citoyenneté romaine, ouvre l'accès au droit romain à l'ensemble des provinciaux. L'ensemble de ces facteurs explique le développement au cours de l'Antiquité Tardive d'écoles dispensant un enseignement académique du droit.

  • Titre traduit

    The transmission of legal knowledge during the Roman imperial period (27 BC - 565 AD)


  • Résumé

    In our work, we will reflect on the first forms of legal education. He was born in Rome. Under the Republic, the law is not yet a technique monopolized by the power but is a matter of speculation. The apprentice is trained with a master. Teaching and jurisprudence are thus intimately linked and teaching is based on casuistry. Under the Empire, changes appeared. During the High-Empire (27 B. C. - 284 A. D.), we have no direct evidence of academic teaching of law. The law continues as under the Republic to be transmitted through practice or diluted in other curricula, especially in the teaching of rhetoric. However, indirect sources such as the presence of a didactic legal literature that appeared from the middle of the 2nd century onwards, lead us to believe that an academic teaching of law existed in the last two centuries of the Hight-Empire. However, it is a notable fact that there is still no formal and regular teaching of law. A rupture occurs during Late Antiquity (284 - 565). Several factors contribute to a revolution in law education. First, imperial absolutism, which leads to a hold of power over legal education. Second, the bureaucratic turn of events that the Empire is taking and the need for public servants that this entails. But again, the consequences of Caracalla's edict of 212, which extended Roman citizenship and opened up access to Roman law to all the provincials. All of these factors explain the development of schools providing academic education in law during the Late Antiquity.

  • Titre traduit

    Las transmisiónes del conocimiento jurídico durante la época imperial romana (27 a. C. - 565 d. C.)


  • Résumé

    En nuestro trabajo, reflexionaremos sobre las primeras formas de educación jurídica. Nació en Roma. Bajo la República, la ley no es todavía una técnica monopolizada por el poder, sino que es una cuestión de especulación. El aprendiz está entrenado con un maestro. La enseñanza y la jurisprudencia están íntimamente ligadas y la enseñanza se basa en la casuística. Bajo el Imperio, aparecieron cambios. Durante el Alto-Imperio (27 a. C. - 284 d. C.), no tenemos evidencia directa de la enseñanza académica del derecho. El derecho continúa como en la República a ser transmitido a través de la práctica o diluido en otros currículos, especialmente en la enseñanza de la retórica. Sin embargo, fuentes indirectas como la presencia de una literatura jurídica didáctica que surgió a partir de mediados del siglo II, nos llevan a creer que en los dos últimos siglos del Imperio Superior existía una enseñanza académica del derecho. Sin embargo, es un hecho notable que todavía no existe una enseñanza formal y regular del derecho. Una ruptura ocurre durante la Antigüedad Tardía (284 - 565). Varios factores contribuyen a una revolución en la educación jurídica. En segundo lugar, el giro burocrático de los acontecimientos que está tomando el Imperio y la necesidad de funcionarios públicos que esto conlleva. Pero, una vez más, las consecuencias del edicto 212 de Caracalla, que amplió la ciudadanía romana y abrió el acceso al derecho romano a todos los provinciales. Todos estos factores explican el desarrollo de las escuelas que imparten educación académica en derecho durante la Antigüedad Tardía.

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