La politique linguistique de la Turquie en vue d’une adhésion à l’Union européenne

par Recep Gulmez

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Otmar Seul.

Le président du jury était Alain Garrigou.

Le jury était composé de Otmar Seul, Alain Garrigou, Guillaume Le Blanc, Christel Troncy, Wolfgang Schröter.

Les rapporteurs étaient Guillaume Le Blanc, Niels Petersen.


  • Résumé

    La Turquie a connu un nouveau tournant dans les relations entre l'UE et la Turquie le 3 octobre 2005, lorsque les négociations pour la pleine adhésion ont débuté. Lorsque le gouvernement turc de coalition a commencé à améliorer les droits de l'homme et les droits des minorités en Turquie en 1999, l'Union européenne a commencé à adopter une perspective différente sur son adhésion à l'UE. L'objectif de cette étude est de mettre en lumière les progrès réalisés en matière de droits de l'homme et de droits linguistiques des minorités non officielles en Turquie compte tenu de l'adhésion à l'Union européenne. L'étude est basée sur une analyse documentaire, une méthode de recherche en sciences politiques, où nous avons examiné les rapports de progrès et les résolutions du Parlement européen sur les progrès réalisés par la Turquie ainsi que d'autres documents internationaux relatifs à la minorité et/ou aux droits de l'homme et les documents d’archive ottoman et turc. Ces documents ont été examinés sous l'angle des droits linguistiques. Nous avons découvert que la Turquie devrait élargir sa compréhension des minorités et que le turc doit être la langue officielle tandis que toutes les autres langues devraient être reconnues officiellement sans donner un statut de minorité. Donc, si un ressortissant turc veut avoir un emploi dans une unité gouvernementale, il doit connaître le turc alors que sa propre langue maternelle n'est pas interdite, comme en Angleterre et en France, où l'anglais ou le français sont obligatoires alors que toutes les autres langues sont libres à apprendre et pratiquer dans les médias, l'école et en public.

  • Titre traduit

    Turkey's language policy for accession to the European Union


  • Résumé

    Turkey had a new turning point in EU-Turkey relations on 3 October 2005 when the negotiations for full membership started. When the Turkish government of coalition started to improve human rights and minority rights in Turkey, the European Union commenced to adopt a different perspective on the accession to the EU in 1999. The objective of this study is to shed light on the progress in human rights and linguistic rights of the unofficial minorities in Turkey in view of European Union membership. The study is based on document analysis, one of research methods in political science, where we examined the progress reports and European Parliament resolutions on the progress made by Turkey as well as other international documents related to the minority and/or human rights besides Ottoman and Turkish archives. These documents were examined from the perspective of language rights. We found out that Turkey should broaden its understanding of minorities and the language of the state should be Turkish while all other languages should be recognized officially. So, if one national wants to have a job in any government unit, Turkish must be the official language while their own mother tongue is not forbidden like in England and France where English or French respectively are obligatory while all other languages are free to be learned and practiced in media, school, and in public.

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