Le mémoricide

par Vanessa Koum Dissake

Thèse de doctorat en Droit privé et Sciences criminelles

Sous la direction de Catherine Puigelier.

Le président du jury était Jacques Foyer.

Le jury était composé de Catherine Puigelier, Pierre-Olivier Chaumet.

Les rapporteurs étaient Gilles Raoul-Cormeil, Gérard Mémeteau.


  • Résumé

    La culture, que l’on avait pu concevoir comme un moyen de réunir, d’unifier les hommes, par-delà leurs différences et contribuer ainsi à renforcer les défenses de la paix, est aussi, malheureusement, bien souvent ce qui les divise. Le drame qui frappa l’Europe de l’Est, scandale majeur de la fin du siècle dernier, est un exemple éloquent. Pour la première fois depuis cinquante ans, notre continent fût de nouveau plongé dans la guerre et la barbarie avec l’explosion de la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie. Les destructions massives du patrimoine culturel ont succédé les massacres sur ce territoire. Un tel saccage du patrimoine culturel constitue une escalade dans la stratégie de la guerre totale. Mirko Grmerk a jugé utile de nommer ce concept nouveau par un terme nouveau : le mémoricide. Car selon lui, ce terme décrit bien cette réalité. Le mot mémoriae, en latin tardif, désigne non seulement les souvenirs mais aussi les monuments historiques. Cependant, le terme mémoricide est de plus en plus utilisé sur les moteurs de recherche. Son utilisation a largement dépassé son lieu d’origine, la mémoire, pour tomber en quelque sorte dans le domaine public. Mais la diffusion accélérée d’un mot assure-t-elle à l’idée qu’il a mission de véhiculer le maintien de la cohérence et de la rigueur souhaitables ? Tantôt défini comme un crime politique, tantôt comme un crime culturel, il n’est pas évident que la compréhension profite de l’extension et qu’en fin de compte on sache de manière parfaitement claire de quoi on parle lorsqu’on se réfère au mémoricide. La présente thèse se propose d’éclaircir cette notion. Car le patrimoine a la capacité d’impulser un sentiment d’affirmation ou d’appartenance transmissible et peut cristalliser ou stimuler la conscience d’identité des peuples sur leur territoire.

  • Titre traduit

    The memoricide


  • Résumé

    Culture, which had been seen as a way to bring together, to unite men, beyond their differences and thus help to strengthen the defenses of peace, is also, unfortunately, very often what divides them. The tragedy that struck Eastern Europe, a major scandal of the late nineteenth century, is a prime example. For the first time in fifty years, our continent was once again plunged into war and barbarism with the explosion of the Socialist Federal Republic of Yugoslavia. Mirko Grmerk saw fit to name the massive destruction of cultural heritage by a new term: memoricide. According to him, this term describes this reality. The word Memoriae in latin means not only memories, but also historical monuments. However, the memoricide is increasingly used on search engines. Its use has far exceeded its original place, memory, falling somewhat in the public domain. Sometimes defined as a political crime, sometimes as a cultural crime, it is not clear that the benefits of understanding the extent and in the end we know perfectly clear what we mean when we refer to memoricide. This thesis proposes to clarify this notion.


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