De l’insularité en tant que mode de décryptage : Patrick Chamoiseau, Ananda Devi, V. S. Naipaul

par Caroline Soukaï

Thèse de doctorat en Littérature comparée

Sous la direction de Beïda Chikhi.

Soutenue le 16-12-2017

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) , en partenariat avec CELLF (laboratoire) .

Le président du jury était Thanh-Vân Ton-That.

Le jury était composé de Priska Degras, Anthony Soron, Sylvie André.


  • Résumé

    Les littératures caribéennes et océano-indiennes des dernières décennies ont mis en lumière, par le trajet poétique, l’ambivalence inhérente à la circonscription de la réalité géographique insulaire qui permet d’accéder à la conscience îlienne. L’insularité s’impose alors comme le motif contenant le lancinement géographique mais également mémoriel. Lieu duquel surgit l’imaginaire, l’île est instaurée en tant que terreau commun des textes de Patrick Chamoiseau, Ananda Devi, V. S. Naipaul qui, à travers le déploiement poétique, exhibent le tiraillement de l’ancrage et de la fuite, de l’enfermement et de l’ouverture. Ainsi, dans une approche diachronique, le dessein est de saisir l’inscription de cet élément fondateur de la poésie et de sa praxis afin d’entendre le dépassement initié par ces poétiques de la Mondialité, concept-clé de la philosophie poétique d’Édouard Glissant. L’édifice de Glissant irrigue, en effet, les textes, tantôt dans la résonance avec l’oeuvre de Naipaul, tantôt par le legs perceptible dans celles de Chamoiseau et de Devi. La poétique de la Relation constitue alors l’arsenal exégétique qui permet d’accéder aux propositions de contemporanéité des auteurs. Le traitement de la malemort, la fondation de l’ouvrage total, la praxis poétique de la monstruosité désaliénant le corps protéiforme, sont alors les imprévisibles générés. La création tend ainsi à s’affranchir des catégorisations et assignations, car elle est un écho au mouvement du monde.

  • Titre traduit

    Insularity as a critical mean to decypher literature : Patrick Chamoiseau, Ananda Devi, V. S. Naipaul


  • Résumé

    The Caribbean and Indian Ocean literatures of the last few decades has brought to light, through its poetic journey, the inherent ambivalence of the circumscription of island geographical reality, which allows access to the island consciousness. Insularity appears as the metaphor of a chronic pain caused by the torn between geographical and memory issues. The island, the place from which the imaginary emerges, is established as a common breeding ground for the texts of Patrick Chamoiseau, Ananda Devi and V. S. Naipaul who, through their poetic process, show the conflict of anchoring and escape, of confinement and openness. Thus in a diachronic approach, the aim is to grasp the inscription of this founding element of poetry and its praxis in order to hear the overtake initiated by these poetics of Mondialité, a key concept of Edouard Glissant's poetic philosophy. Glissant’s work echoes with Naipaul’s writing, as they are contemporaries, while Chamoiseau and Devi have inherited of Glissant’s poetic and philosophical thought. Then, the poetics of the Relation constitutes the exegetical arsenal that allows access to the authors'propositions of contemporaneity. The description of the malemort, the creating process of a memorial masterpiece, the poetic praxis of the monstrosity which release the body (physical, social, and literature), are the « unpredictable » generated. Creation thus tends to free itself from categorizations and assignments, because it is an echo of the movement of the world.


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