Recherches sur la statuaire et les monuments en quartzite en Égypte au Nouvel Empire (XVIIIe - XIXe dynasties)

par Daniela Galazzo

Thèse de doctorat en Égyptologie

Sous la direction de Dominique Valbelle.

Soutenue le 28-11-2017

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) , en partenariat avec Orient et Méditerranée (Ivry-sur Seine, Val de Marne) (laboratoire) .

Le président du jury était Pierre Tallet.

Le jury était composé de Hourig Sourouzian, Annie Gasse.


  • Résumé

    Basée sur un vaste corpus d’œuvres en quartzite, axé sur la statuaire mais prenant aussi en compte d’autres types de monuments, l’étude vise à examiner l’utilisation de cette pierre dure par les anciens Égyptiens au Nouvel Empire, sous les XVIIIe et XIXe dynasties. Correspondant à du grès silicifié, le quartzite a été extrait du Gebel el-Ahmar au nord et des carrières d’Assouan au sud. Après avoir évoqué les caractéristiques géologiques du quartzite et sa désignation dans les anciens textes égyptiens, l’étude traite du travail dans les carrières du point de vue de son organisation et de ses aspects techniques (méthodes d’extraction, outils employés, ébauches in situ), avant d’envisager la question du transport et de la finition dans les ateliers de sculpteurs. La seconde partie, introduite par un chapitre sur l’usage du quartzite avant le Nouvel Empire, est consacrée à l’examen des œuvres du corpus replacées dans leur contexte : il permet de mettre en évidence l’essor de ce matériau au cours de la XVIIIe dynastie, avec une utilisation majeure sous les règnes d’Amenhotep III et d’Akhénaton, fortement marqués par les conceptions solaires, et un nouveau regain sous Séthi Ier, notamment à Héliopolis, et sous Ramsès II qui a cherché à imiter son prédécesseur Amenhotep III. La symbolique solaire du quartzite, due à sa couleur rouge et à l’origine mythique du Gebel el-Ahmar, explique en grande partie son emploi dans les monuments royaux et divins et en fait une pierre de prestige, presque exclusivement réservée à l’élite. Les résultats d’analyses scientifiques menées sur des objets en quartzite du musée du Louvre sont annexés au travail.

  • Titre traduit

    Researches on quartzite statuary and monuments in Egypt during New Kingdom (XVIIIth and XIXth dynasties)


  • Résumé

    Based on a large corpus of works made of quartzite, centred on statuary but also taking into account other types of monuments, the present study is a review of this hard stone use by the ancient Egyptians during New Kingdom, mainly 18th and 19th dynasties. Quartzite or silicified sandstone was extracted from Gebel el-Ahmar quarries in the North and from Aswan quarries in the South. Having mentioned the geologic characteristics of quartzite and its name in the ancient Egyptian texts, the study deals with the work in the quarries (organization and technical aspects like extraction technologies, tools, rough or unfinished pieces found in situ) and the transport of the stone from the quarry to the workshop. The second part of the research, introduced by a chapter on quartzite use before New Kingdom, is dedicated to the monuments of the catalogue put in their context : their examination reveals the significant development of this material during the 18th dynasty, with a peak under the reigns of Amenhotep III and Akhenaton, heavily influenced by solar beliefs, and a revival under Seti Ist (especially in Heliopolis) and Ramesses II, who wanted to emulate his predecessor Amenhotep III. The use of quartzite in royal and divine monuments might be explained by its solar symbolism, due to the red colour of the stone and the mythical origin of the Gebel el-Ahmar : it is the reason why this high-value stone is almost exclusively reserved for the Egyptian elite. An appendix containing the results from scientific analysis conducted on some quartzite objects kept in the Louvre Museum completes the study.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 31-12-2022

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