Paul Claudel et le renouveau catholique : accords et désaccords, 1886-1938

par Graciane Laussucq Dhiriart

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation française

Sous la direction de Dominique Millet-Gérard.

Soutenue le 14-06-2017

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche en littérature comparée (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Pascal Lécroart.

Le jury était composé de Dominique Millet-Gérard, Sophie Basch, Catherine Mayaux, Yvon Tranvouez.


  • Résumé

    Né d’une réaction à la sécularisation apportée par la Révolution française, le « renouveau catholique » ou la « renaissance catholique » est un mouvement d’artistes et d’intellectuels catholiques particulièrement actif entre 1885 et 1935. Dans la droite ligne du catholicisme intransigeant dont il procède, il entend œuvrer à remplacer la société moderne par une société chrétienne, en rendant à Dieu sa place dans l’art et la pensée. De sa conversion en 1886 jusqu’à son abandon de la littérature pour l’exégèse au cours des années trente, Claudel, catholique intransigeant et écrivain, appartient à ce mouvement. Pourtant, il s’en tient à distance, ne collaborant que de façon irrégulière et précaire à ses différentes initiatives et ne nouant que d’incertaines ou de mauvaises relations avec la plupart des autres écrivains catholiques. Comment le comprendre ? Il faut voir que, loin de lui être particulière, la situation est emblématique de l’histoire du mouvement : la répression antimoderniste qui a provoqué la naissance de l’écrivain catholique et orienté l’action littéraire catholique vers la défense de l’Église, trace aussi les limites à ne pas dépasser. Or la tentative d’art chrétien, désireuse de montrer la présence du surnaturel dans le monde des hommes, apparaît bien souvent comme un naturalisme, c’est-à-dire une réduction du surnaturel à l’humain. C’est ce naturalisme que Claudel reproche à la plupart des membres du renouveau, pourtant engagés comme lui dans le même projet de réconcilier le monde moderne avec le catholicisme.

  • Titre traduit

    Paul Claudel and the Catholic Revival agreements and disagreements 1886-1938 : agreements and disagreements 1886-1938


  • Résumé

    Appeared in reaction to post-revolutionary secularization, the Catholic Revival is a French movement uniting catholic artists and intellectuals, particularly active between 1885 and 1935. Rooted in intransigent Catholicism, it aims at replacing modern society with a Christian one, in which God would be given back his place in art and mind. From his conversion in 1886, until he abandoned literature for biblical exegesis during the thirties, Claudel, as a writer and intransigent Catholic, belongs to that movement. He nevertheless remains on the fringe of it, participating only occasionally for limited works to its several initiatives. He builds only uncertain or bad relations with most of the other Catholic writers. How can we understand this? Far from being Claudel’s particularity, this situation symbolizes the history of the Catholic Revival, which was simultaneously guided and controlled by anti-modernism repression. Yet the attempt of a Christian art, eager to show the presence of the supernatural in men’s world, often appears as a form of naturalism, in others words as a reduction of supernatural to human stage. Claudel reproaches the most part of the Revival members for this naturalism, even if they are involved, just as he is, in the common project of reconciliation between Catholicism and modern world.


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