Les colonnades d’étage dans les maisons de Pompéi, Herculanum et Oplontis. Antécédents, genèse, analogies

par Jacques Suaudeau

Thèse de doctorat en Théorie et pratique de l'archéologie

Sous la direction de Gilles Sauron.

Le président du jury était François Baratte.

Le jury était composé de Olivier de Cazanove, Pierre Gros, Vincent Jolivet.


  • Résumé

    L’exploration archéologique des sites des villes ensevelies le 24 Août 79 sous les cendres et lapilli émanés du Vésuve en éruption a révélé la présence de colonnades dans les étages de quelques-unes (31) des maisons ainsi mises au jour, colonnades au travers desquelles certaines pièces de ces étages communiquaient avec l’extérieur, atrium, péristyle, jardin ou rue. Ces colonnades sont constituées en général de quatre colonnettes d’une hauteur moyenne de 2,10 m, distantes d’environ 160 cm l’une de l’autre (distance inter axiale), comprises entre deux antae latérales, le tout formant une baie d’environ 8m de large sur 2 mètres de hauteur. Deux groupes de maisons dotées de telles colonnades d’étage peuvent être distingués. Le groupe le plus homogène et le plus consistant (11 maisons), qui correspond aussi aux maisons les plus anciennes est constitué par les maisons avec « cenaculum à colonnade ». dans lesquelles la colonnade d’étage et la salle située en arrière d’elle sont situées le plus souvent au dessus du tablinum. Le second groupe de maisons présentant une colonnade d’étage correspond à des habitations plus vastes, plus récentes, possédant un péristyle, et dans lesquelles la colonnade d’étage s’ouvre sur ce péristyle (9 maisons). L’étude des origines de ces colonnades d’étage montre que ces deux types de colonnades d’étage pompéiennes correspondent à deux types d’apport hellénistique : - le premier type, originel, du cenaculum à colonnade, placé au-dessus du tablinum, aurait puisé son inspiration dans les traditions étrusques, au travers de l’émergence de la Domus italico-romaine ; - le second type, plus tardif, du portique sur péristyle, évoluant vers le portique superposé au portique du péristyle, aurait quant à lui puisé son inspiration dans les stoai hellénistiques avec portiques superposés, et dans les portiques superposés des « basileia » macédonienne et de Pergame.

  • Titre traduit

    The upper floor colonnades in the houses of Pompeii, Herculanum and Oplontis. Antecedent, genesis, analogies


  • Résumé

    The archaeological exploration of the sites of the cities buried on August 24th, 79 under the ashes and lapilli from erupting Vesuvius revealed the presence of colonnades in the upper floors of some (31) of the houses so brought to light, colonnades through which certain rooms of these upper floors communicated with the outside, the atrium, the peristyle, the garden or the street. These colonnades are generally constituted by four small columns of an average height of 2,10 m, distant about 160 cms one of the other one (inter axial distance), comprised between two antae, the whole realizing a window about 8m wide and 2 meters high. Two groups of houses endowed with such upper floor colonnades can be distinguished. The most homogeneous and the most substantial group ( 11 houses), which also corresponds to the oldest houses is constituted by houses with " cenaculum with colonnade ". In which the upper floor colonnade and the room situated at the back of it are situated mostly above the tablinum. The second group of houses presenting an upper floor colonnade corresponds to larger, more recent houses, with a peristyle, in which the upper floor colonnade opens on the peristyle (9 houses). The study of the origins of these upper floor colonnades shows that these two types of upper floor Pompeian colonnades correspond to two types of Hellenistic contribution: - The first type, original, of the cenaculum with colonnade, placed over the tablinum, would have drawn its inspiration from the Etruscan traditions, through the emergence of the italico-Roman Domus ; - The second type, later, of the colonnaded opening on the peristyle, evolving towards a portico built over the portico of the peristyle, would have drawn its inspiration from the Hellenistic stoai with superimposed porticoes, and from the superimposed porticoes of the Macedonian and Pergamon "basileia".


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