Population growth, the settlement process and economic progress : Adam Smith's theory of demo-economic development

par Jérôme Lange

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de André Lapidus.

Le président du jury était Nathalie Sigot.

Le jury était composé de André Lapidus, Daniel Diatkine, Richard van den Berg.

Les rapporteurs étaient Christine Théré, Spencer J Pack.

  • Titre traduit

    Progrès et peuplement : la théorie démo-économique d’Adam Smith


  • Résumé

    La population - en son sens originel de processus de peuplement - est un sujet étonnamment absent de l'énorme volume d’études sur Adam Smith. Ce thème était au centre de la philosophie morale et de l'économie politique du 18e siècle, les deux domaines auxquels les contributions de Smith sont les plus connues. Son importance dans l’œuvre de Smith a été obscurcie au 20e siècle par une focalisation étroite sur les questions économiques dans la littérature secondaire. Pour une analyse intégrale de son œuvre, il est essentiel que la place centrale du peuplement soit révélée. Trois thèmes aujourd'hui considérés comme essentiels au projet de Smith sont ainsi intimement liés à la population : le lien entre division du travail et étendue du marché ; la théorie des quatre stades du progrès de la société ; et le lien entre développement rural et urbain, lui-même au centre du plaidoyer de Smith pour la liberté du commerce. Le marché est un concept aujourd'hui assimilé au fonctionnement du système économique capitaliste ; pour Smith, il décrivait la faculté de commercer, aux vecteurs essentiellement démographiques et géographiques. Le progrès de la société est à la fois cause et effet de la croissance de la population. En son sein se trouve l'interrelation symbiotique entre le développement rural et urbain que Smith appelait le «progrès naturel de l'opulence». Adopter l’optique smithienne plutôt que néo-malthusienne dans l'examen des dynamiques de population et de développement - y compris l'analyse de la transition démographique - conduit alors à une reconsidération fondamentale des interactions causales entre mortalité, fécondité, richesse et variables institutionnelles.


  • Résumé

    Population - in its original sense of the process of peopling - is a topic surprisingly absent from the huge volume of scholarship on Adam Smith. This topic was central to 18th century moral philosophy and political economy, the two fields Smith most famously contributed to. Its importance in Smith’s work was obscured in the 20th century by a narrow focus on economic matters in the secondary literature. For an undivided analysis of Smith’s oeuvre it is crucial that the central position of the peopling process be brought to light. Three topics that are today recognised as essential to Smith’s project are thus intimately connected to population: the relation between the division of labour and the extent of the market; the stadial theory of progress; and the link between the development of town and country, itself central to Smith’s advocacy of the freedom of trade. The market is a concept read today through an institutional lens linking it to the functioning of the capitalist economic system; Smith conceived of it as facility for trade, with essentially demographic and geographic vectors. The progress of society is both cause and effect of the growth of population. At its core is the symbiotic interrelationship between rural and urban development that Smith called the “natural progress of opulence”. In turn, looking at dynamics of population and development - including the analysis of the demographic transition - through a Smithian rather than a neo-Malthusian lens leads to a fundamental reconsideration of causal interactions between mortality, fertility, wealth and institutional variables.



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