Essays on gender inequalities and poverty measurement with application to India

par Aditi Dimri

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Thierry Verdier et de François Maniquet.

Soutenue le 07-12-2017

à Paris 1 en cotutelle avec l'Université catholique de Louvain (1970-....) , dans le cadre de École doctorale d'Économie (Paris) , en partenariat avec Paris-Jourdan Sciences Économiques (équipe de recherche) .

  • Titre traduit

    Essais sur les inégalités de genre et la mesure de la pauvreté avec application en Inde


  • Résumé

    Cette thèse de doctorat contribue à la littérature sur l'économie des ménages, sur la mesure de la pauvreté et sur l'avortement sélectif. Lorsque les normes sociales et les préférences favorisent les hommes par rapport aux femmes, les inégalités entre les sexes peuvent se retrouver dans différentes dimensions. Dans le premier chapitre j'étudie la norme de patrilocalité et je me demande comment la structure du ménage affecte les prises de décision de la belle-fille et son autonomie. En utilisant des données de panel au niveau des ménages en Inde, j'estime un modèle de différences en différences qui compare entre 2005 et 2012 les groupes qui subissent un décès du beau-père ou de la belle-mère et ceux qui n’ont pas de décès. Je trouve que le statut de la belle-fille s'améliore après le décès du fait de la redistribution du pouvoir entre les membres du ménage. Cependant, les résultats ne sont pas compatibles avec le fait que le canal conventionnel de la belle-mère soit la seule autorité sur la belle-fille. Le deuxième chapitre étudie la mesure de l'avortement sélectif des femmes et demande s'il y a des avortements répétés entre deux naissances consécutives. Cette question ne pouvant être résolue en utilisant des méthodes existantes, l'article propose de nouveaux tests et une méthodologie pour estimer les fractions de la population subissant des avortements sélectifs. En appliquant cette méthodologie à des données indiennes, nous trouvons que les avortements sont pratiqués de manière répétée. Le troisième chapitre propose une nouvelle approche de la mesure de la pauvreté absolue. Cela se fait de deux manières, d'abord en suggérant une manière d’individualiser les prix de référence, et deuxièmement en définissant des lignes de pauvreté propres à chaque groupe/région. En comparant notre approche les uns aux autres, pour l'Inde, nous constatons que les différentes approches conduisent à différentes conclusions sur la pauvreté. Ne pas prendre en compte les préférences des individus surestime la part des personnes rurales (jeunes et âgées) dans la population pauvre.


  • Résumé

    This PhD dissertation contributes to the literature on household economics and the measurement of poverty & sex-selective abortion. When social norms and preferences favour males over females, outcomes can reflect gender inequalities across various dimensions. I study the norm of patrilocality in the first chapter and ask how the household structure of four adult members affects the daughter-in-law's decision-making-say and autonomy outcomes. Using household level panel data from India, I estimate a difference-in-difference model comparing groups between 2005 and 2012 that experience a death of the father-in-law or mother-in-law and those that do not. I find that the status of the daughter-in-law improves after death as power is redistributed among the members. However, the findings are not consistent with the conventional channel of the mother-in-law being the sole and strongest authority over the daughter-in-law. The second chapter studies the measurement of female sex-selective abortion and asks if there are repeated abortions between two consecutive births. As this question cannot be answered using existing methods, the paper proposes novel tests and methodology to estimate the fractions of the populations undergoing sex-selective abortions. Applying our methods to Indian data we find first quantitative evidence of repeated abortions. The third chapter proposes a new approach of absolute income poverty measurement that takes preference into account when agents differ in preferences and face different prices. This is done in two ways, first by suggesting a way to use individualised reference prices, and second by defining group/region specific poverty lines.Comparing our approach with conventional ones, for India, we find that the different approaches lead to different poverty conclusions. Not taking preferences into account overestimates the share of Old-Rural and Young-Rural in the poor population.

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