Renoncer à l'Inde ? : comptoirs, agents et aventuriers français aux Indes Orientales à la fin du XVIIIe siècle (1761-1785)

par Raphaël Malangin

Thèse de doctorat en Histoire des mondes modernes

Sous la direction de Jacques Weber.

Le président du jury était Nicolas Faucherre.

Le jury était composé de Philippe Haudrère, Catherine Clémentin-Ojha.

Les rapporteurs étaient Jean-François Klein.


  • Résumé

    Après l'anéantissement des entreprises françaises en Inde lors de la prise de Pondichéry, en 1761, suivie par la faillite de la Compagnie des Indes en 1769, la France d'Ancien Régime doit reconsidérer entièrement sa présence en Inde dans la dernière partie du XVIIIe siècle, sa politique comme ses moyens d'action. Ses établissements, devenus lambeaux de souveraineté en Inde, lui sont rendus en 1763. Ils ont perdu l'essentiel de leur puissance acquise sous le gouvernement de Dupleix entre 1748 à 1753. Abandonnés à une misère criante de 1769 à 1763, désarmés et subissant de plein fouet la crise de la monarchie, ils sont pourtant reconstruits pour souligner une volonté de conserver un pied en Inde. Cette thèse de doctorat cherche à établir le bilan des efforts diplomatiques, militaires, économiques et sociaux de la France pour se maintenir dans la péninsule et à montrer pourquoi le gouvernement de Louis XV et de Louis XVI ne s'est pas soucie de réaffirmer sa présence, a renoncé à toute conquête coloniale, a poursuivi l'idée d'un commerce pacifique et d'une « paix universelle » que garantirait l'équilibre des puissances du sous continent indien. Discours de principe ou de circonstance, les opinions diffèrent. La position de la France se forme sans doute moins par la prise en compte des réalités indiennes que par celle de ses propres moyens et du postulat qu'elle fait d'un ordre du monde conforme à l'esprit philosophique. Dans les faits, ces raisons s'entrechoquent, laissant un large champ ouvert à l'acteur officiel ou officieux, à l'officier partisan ou à l'aventurier pour qui l'lnde est un domaine d'expérience et d'enrichissement

  • Titre traduit

    Giving up India ? : French outposts, adgents and adventurers in eastern India at the end of th 18th century


  • Résumé

    After the storming of Pondíciieny in 1761, French ventures in India were wiped out and in 1769 the "Compagnie des lndes" went consequently bankrupt, At the end of the 18th century, Ancien Régime France had to radically reconsider its presence ln India, Its policies aswell as its means of action. ln 1763, France recovers its settlements in India, reduced now to a few strips of sovereignty. They have lost the bulk of their power acquired under Dupleix's govemment between 1748 and 1753. Disarmed and heavily impacted by the financial crisis of the Monarchy, they are left in gaping misery between 1769 and 1773. Nevertheless the settlements are reconstructed thereby demonstrating Ils determination to keepatoehold in India. This doctoral thesis seeks to focus on an appraisal of the diplomatic, military, economic and social endeavours made by France to maintain its presence in the peninsula and to demonstrate the government of louis 15th and Louis 16th did not care to reaffirm its presence and renouncing all colonial aspirations, pursued the idea of peaceful commerce and of an "universal peace· which would be guaranteed by a balance of the powers ofthe Indian sub-continent. Was lt a measure of principle or of circumstance ? Opinions differ. The French position is no doubt more dictated by the means available to it than by its acceptance of the Indian reality and also by its basic postulate of a world ln conformity with its philosophic spirft. ln the facts. these reasons oppose each other, thus leaving the field wide open for the official or the unofficial actor, irregular officers, or adventurers for whom India is a terrain rich for military experiences and profit.

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