Représentations et fonctions du sang en Egypte pharaonique

par Clémentine Audouit

Thèse de doctorat en Égyptologie

Sous la direction de Luc Gabolde.

Le président du jury était Laurent Coulon.

Le jury était composé de Thierry Bardinet, Michèle Cros, Bernard Mathieu.

Les rapporteurs étaient Cathie Spieser.


  • Résumé

    Vecteur de vie, signe de mort, le sang raconte ici une histoire singulière de l’hommeégyptien. Sang des sacrifices, sang des blessures et de la maladie, sang des femmes ou sang rituel :si ce liquide a toujours fasciné, intrigué, l’Égypte ancienne ne semble pas échapper à la règle. Vitalou dangereux, il est la source de multiples interrogations depuis les époques les plus anciennes. Cetravail de doctorat se propose d’étudier les multiples façons dont l’Egyptien ancien perçoit,comprend ou encore manipule le sang. Ses représentations et ses fonctions sont alors changeantesselon les époques, les lieux et les contextes. Il trouve sa place dans les recueils de médecine maisaussi dans la pratique funéraire et rituelle ou encore dans la sphère sociale et politique. Le proposs’organise en trois grands thèmes. Le premier d’entre eux est consacré à la manière d’« écrire lesang » et donne des clés de compréhension lexicographique au travers du riche vocabulaireemployé pour parler de cette substance. Les deux parties suivantes sont au coeur de la penséeégyptienne, une pensée duelle où se répondent deux systèmes : monde de l’humain et monde dudivin. Il s’agit alors de suivre les traces du sang au travers de deux univers complémentaires et dedistinguer par quel procédé celui-ci circule de l’un à l’autre. Bien que ses représentations puissenten être modifiées, les fonctions du sang resteront toujours associées à la notion égyptiennefondamentale de liaison et de dissolution, d’assemblage et de démembrement.

  • Titre traduit

    Representation and function of blood in pharaonic Egypt


  • Résumé

    As a vector of life or sign of death, the blood tells us here a particular story of theEgyptian man. Sacrificial blood, from wounds or diseases, women’s blood or ritual blood: thisliquid has always fascinated and intrigued people, ancient Egypt hasn’t escaped the rule. Vital ordangerous, blood is the source of multiple interrogations since the earliest times. This doctoralresearch intends to examine the many different ways in which the ancient Egyptian perceives,understands or manipulates blood. Its representations and functions have changed with the times,places and contexts. Blood appears in medical texts but also in funerary and ritual practices, or inthe social and political spheres. The subject is organized into three main themes. The first one isdedicated to the "writing of blood" and gives some keys to lexicographical understandings throughthe rich vocabulary used to talk about this substance. The two following parts give an insight intothe Egyptian thought, a dual thought in which two systems respond one another: the human worldand the divine sphere. The question then is to follow the marks of blood through twocomplementary worlds and to distinguish by which process this liquid circulates from one toanother. Although its representations can be modified, blood remains attached to the basic Egyptiannotions of connection and dissolution, assembly and dismemberment.



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