Le rôle des grands sanctuaires dans la vie internationale en Grèce aux Ve et IVe siècles av. J.-C

par Victor Colonge

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Nicolas Richer.

Soutenue le 09-12-2017

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec École normale supérieure de Lyon (établissement opérateur d'inscription) et de Histoire et Sources des mondes antiques (Lyon) (laboratoire) .

Le président du jury était Anne Jacquemin.

Le jury était composé de Nicolas Richer, Anne Jacquemin, Bernard Eck, François Lefèvre, Catherine Grandjean, Christian Bouchet.

Les rapporteurs étaient Anne Jacquemin, Bernard Eck.


  • Résumé

    Malgré leurs divisions politiques, les Grecs reconnaissaient l’existence de sanctuaires qui leur étaient communs. Or, à côté de leurs fonctions religieuses, ces grands sanctuaires jouèrent aussi un rôle indéniable dans la politique internationale aux Ve et IVe siècles avant notre ère. En effet, les quatre plus grands, les sanctuaires de Delphes, de l’Isthme, de Némée et d’Olympie, organisaient des concours panhelléniques et recevaient des offrandes venues de tout le monde grec. Certes, les sanctuaires communs pouvaient aussi rassembler tout ou partie des Hellènes, dans le cadre de koina ou d’alliances militaires, mais ils étaient avant tout des lieux de mise en scène des rivalités entre les États grecs. C’est pourquoi ceux-ci cherchèrent à exercer un contrôle plus ou moins direct sur eux. Ainsi, lorsque le caractère commun du lieu sacré s’était traduit par la mise en place d’institutions, celles-ci pouvaient voir s’exprimer des rapports de force entre les différents membres. Surtout, en particulier dans le cas des sanctuaires se situant sur des confins, la volonté de maîtriser des sanctuaires communs pouvait donner lieu à des conflits mêlant politique et religion, le contrôle d’un sanctuaire étant alors la clé de l’hégémonie sur la région dont il était le centre cultuel. Néanmoins, les grands sanctuaires ne furent pas que des enjeux entre puissances  : les oracles et les familles sacerdotales qui y étaient responsables du culte pouvaient incontestablement prendre position dans les luttes pour l’hégémonie en Grèce. De plus, ces sanctuaires pouvaient parfois servir d’interfaces entre la civilisation hellénique et les cultures voisines (Perses, Étrusques, Libyens…).

  • Titre traduit

    The part of the great sanctuaries in international life in Greece in the 5th and 4th centuries B. C.


  • Résumé

    Despite their political divisions, Greeks knew the existence of sanctuaries who were common to them. However, in addition to their religious functions, these great sanctuaries played too an undeniable in international policy in the 5th and 4th centuries BC. The four greatest sanctuaries (Delphi, Isthmia, Nemea and Olympia) organized panhellenic games and received consecrations from all the Greek world. Moreover, common sanctuaries could gather all the Hellenes or a part of them in koina or military alliances, but they were above all places for rivalries between Greek states. That is why these tried to control them more or less directly. Thus, when the common characteristics of the sacred place had resulted in specific institutions, these could be the scene of conflicts between different protagonists. Above all, particularly with sanctuaries on the borders, the will of control of great sanctuaries coul result in both political and religious wars. The control of a sanctuary was then the key of the hegemony on the country of which it was the religious center. Nevertheless, great sanctuaries were not only stakes between powers: oracles and priestly families who were in charge of the temple could unquestionably intervene in struggles for hegemony in Greece. Moreover, these sanctuaries could sometimes be places of contact between Hellenic civilization and neighbouring cultures (Persians, Etruscans, Libyans, etc.).


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