L’Allemagne et l’Europe centrale. Achèvement d’une transition politique et émotionnelle

par Romuald Giangrande

Thèse de doctorat en Droit International et Relations Internationales

Sous la direction de David Cumin.

Soutenue le 08-02-2017

à Lyon , dans le cadre de École doctorale de droit (Lyon) , en partenariat avec Université Jean Moulin (Lyon) (Etablissement opérateur de soutenance) .

Le président du jury était Gérard Dussouy.

Le jury était composé de David Cumin, Gérard Dussouy, Marie-Christine Kessler, Michel Korinman, Niall Bond, Hans Stark.

Les rapporteurs étaient Gérard Dussouy, Marie-Christine Kessler.


  • Résumé

    Les réponses allemandes face aux crises qui traversent aujourd’hui l’Europe, incitent à se poser la question de la nature de la puissance allemande mais aussi de savoir comment l’Allemagne est perçue par ses voisins et perçoit son rôle en Europe centrale. Les hésitations de Berlin dans la conduite d’une politique étrangères décomplexée renvoient inévitablement à la nécessité de se pencher sur les mécanismes de sa conception, et ainsi observer quelles sont les limites institutionnelles à la formulation de ses objectifs de politique étrangère. Depuis les années 1990, c’est la synthèse des concepts de puissance civile et de puissance marchande qui aura permis à l’Allemagne d’établir un modèle alternatif au déterminisme hégémonique. L’unification allemande et l’effondrement de l’environnement de la guerre froide, même s’ils ont changé le contexte de sa politique étrangère, n’ont pas pour autant altérés ses contours. Au niveau international la puissance allemande reste contrainte par les institutions internationales et le cadre d’engagement multilatéral, et au niveau de la fédération, la politique étrangère dans sa conception et sa mise en œuvre, reste fortement dépendante des consensus politiques internes, mais également du poids de ses institutions et du respect de la Loi fondamentale. La politique étrangère de l’Allemagne unie, bien que souveraine depuis 1990, se trouve ainsi toujours conditionnée à la fois par l’influence des évolutions de son environnement international et par l’image qu’elle renvoie chez ses partenaires.

  • Titre traduit

    Germany and Central Europe. An accomplishment of a political and emotional transition


  • Résumé

    The German attitude towards crises across Europe today, is leading to question the nature of the German power, as well as understanding how Germany is perceived by its neighbors and how it perceives its own role in Central Europe. Germany’s hesitations to conduct an uninhibited foreign policy is leading inevitably to refer at the mechanisms of its conception, and then to observe what are the institutional boundaries in the formulation of its objectives. Since the 1990s, the synthesis between the civil power and the trade power concepts allowed united Germany to establish an alternative model to her old hegemonic determinism. Even if the German unification and the disappearance of the Cold War environment has changed the context of the german foreign Policy, it has not altered its form in Europe. On the international level, German power remains constrained by international institutions and the framework for a multilateral commitment. On the domestic level, the foreign Policy in its conception and its implementation, remains highly dependent on internal political consensus, but also on the power of the german institutions and the respect of its Basic Law. Despite being sovereign since the 1990s the german foreign Policy remains conditioned by the influence of the developments in the international environment as well as the influence of emotional developments within it’s national society and the way she is perceived by its european partners.

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