L'expérience des "jeunes de la rue" (faqman) à Dakar : entre marginalisation et reconnaissance sociale

par Safietou Diack

Thèse de doctorat en Anthropologie

Sous la direction de Olivier Leservoisier.

Soutenue le 20-06-2017

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscription) .

Le président du jury était Patrick Deshayes.

Le jury était composé de Barbara Casciarri, Hamidou Dia.

Les rapporteurs étaient Véronique Petit, Jacques Barou.


  • Résumé

    À Dakar (Sénégal), des enfants et des jeunes ont investi des recoins abandonnés de l’espace public. Ils vivent de mendicité, de récupération, de petits commerces, mais également de pratiques à la limite de la légalité (vols, consommation de stupéfiants…). Communément désignés sous le terme de faqman (fugueur), ces jeunes quittent domicile ou daara (écolecoranique) pour la rue. Leur apparence, leurs comportements, leurs activités, mais surtout la perception qu’en ont les populations, leur valent d’être mis en marge et stigmatisés. Leur présence dans la rue est réprimée par les autorités publiques quand des acteurs de l’humanitaire de leur côté proposent de venir à leur secours pour les « réinsérer » dans la société.Qualifiés de marginaux qui quittent les cadres sociaux conventionnels pour développer dans la rue des « contre-valeurs », les faqman continuent pourtant de partager avec leurs concitoyens un même univers moral et symbolique. En s’intéressant au sens subjectif que ces jeunes donnent à leur présence dans la rue par une ethnographie de l’expérience qu’ils font dans cet espace,cette thèse propose un décloisonnement de la figure du faqman jusque-là cantonné aux statuts de victime et de déviant.

  • Titre traduit

    The experience of "street youth" (faqman) in Dakar : between marginalization and social recognition


  • Résumé

    In Dakar, Senegal, children and young people have taken over abandoned corners of public space. They live by begging, recycling, small shops, but also practices at the limit of legality (theft, consumption of narcotics ...). Commonly referred to as faqman (runaway), these young people leave home or daara (Koranic school) to invest the street. Their appearance, theirbehavior, their activities, but especially the perception that the populations have of them, are worth marginal and stigmatized. Their presence on the street is repressed by the public authorities when humanitarian actors on their side propose to come to their aid for their rehabilitation into society.Qualified as marginals who leave the conventional social frameworks to develop in the street of the "counter-values", faqmans nevertheless continue to share with their fellow citizens the same moral and symbolic universe. By taking an interest in the subjective sense that these young people give to their presence in the street with an ethnography of the experience they make in this space, this thesis proposes an exploration of the figure of the faqman to break with his usual status of victim and deviant.

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