Pratiques et représentations des langues chantées dans les musiques populaires en France : une approche par trois enquêtes autour du français, de l’anglais et de l’occitan

par Michael Spanu

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Jean-Marie Seca.

Soutenue le 20-06-2017

à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas (Nancy-Metz) , en partenariat avec Laboratoire lorrain de sciences sociales (Metz) (laboratoire) .


  • Résumé

    Un discours assez répandu parmi les acteurs du monde de la musique tend àbalayer la question des langues chantées en la résumant à un simple choix stratégique desartistes dans un contexte de globalisation. Si la pratique musicale est certes liée à desquestions de reconnaissance et de rémunération, nous souhaitons approfondir l’étude durapport du musicien et de l’auditeur à la langue chantée. Plus précisément, nous nousintéressons à la manière dont prennent place différentes langues chantées dans l’espace socialfrançais. Pour ce faire, nous envisageons les langues comme des activités plutôt que commedes objets, c’est-à-dire comme des pratiques mimétiques sans cesse relocalisées. Celles-cis’insèrent logiquement dans les processus de circulation et d’appropriation d’oeuvresmusicales transnationales, mais renvoient aussi à des modes d’identification propres, quidépassent le seul domaine linguistique. En ce sens, la pratique d’une langue est souvent liée,de manière plus ou moins conflictuelle, à une appartenance plus large, comme la nation parexemple. C’est le cas, en France, où nous étudions, dans un premier temps, la manière depromouvoir la langue chantée par les pouvoirs publics. Après une approche sociohistoriquedes grands courants musicaux ayant renouvelé la situation des langues en France, nousproposons trois terrains d’enquête permettant d’observer, de manière circonstanciée, lespratiques et les représentations du français, de l’anglais et de l’occitan.

  • Titre traduit

    Practices and representations of languages in French popular music : Three case studies on French, English and Occitan


  • Résumé

    Language practices in popular music are generally understood to be a strategicchoice related to globalizing forces. If musical activities do indeed depend on questions ofrecognition and remuneration, we can therefore propose a more complex approach tomusicians’ and listeners’ attitudes towards language, and to consider how different languagescoexist within the French context of popular music. To do so, we must consider languages asmimetic practices that are constantly relocated, rather than fixed entities. Integrated inmusical works, they follow processes of transnational circulation and appropriation, but alsorelate to original forms of identification, that go beyond the sole linguistic field. As such, thepractice of a language is often linked, in more or less conflicting ways, to broader senses ofbelonging, such as the nation. This is specifically the case in France, where we locate ourinvestigation. We firstly study how, historically, the French State has promoted its nationalidiom within the field of music. We then propose a socio-historical review of the mainmusical trends that have renewed the configuration of languages in France over the past fiftyyears. We finally analyze three case studies that enable us to observe, within popular music,the specific practices and representations of French, English and Occitan.


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