Inventivité habitante et ingénierie territoriale : l’habitabilité à l’épreuve d’une enquête réalisée en bureau d'étude

par Adrien Balocco

Thèse de doctorat en Sciences du territoire

Sous la direction de Romain Lajarge.

Le président du jury était Olivier Lazzarotti.

Le jury était composé de Bernard Allagnat, Marie-Christine Fourny, Anthony Pecqueux.

Les rapporteurs étaient Laurie Guimond, Éric Chauvier.


  • Résumé

    Ce travail de doctorat analyse la question du traitement de l’inventivité habitante au sein d’un bureau d’étude. L’inventivité habitante se définit par les pratiques réalisées par des habitants et détournant des normes socio-spatiales. Elles sont des modifications incrémentales et fragmentées qui participent au processus d’habitabilité. Cette thèse a pour particularité de construire un dialogue entre le monde de l’action au sein d’un bureau d’étude en aménagement du territoire et les sciences territoriales. La problématique de la thèse fait d’ailleurs référence à cet enjeu. Elle questionne la manière dont l’ingénierie territoriale a la capacité d’améliorer l’habitabilité des territoires par l’inventivité habitante.L’auteur s’appuie sur un socle théorique pragmatique et interactionniste autour des questions de l’habiter et des contraintes spatiales. Il définit l’inventivité habitante à partir d’une critique des œuvres de Michel De Certeau, notamment L’invention du quotidien, de la notion de bricolage développée par Claude Lévi-Strauss ou encore la mètis des hellénistes Détienne et Vernant. Sur les terrains d’études du cabinet de conseil, l’auteur a recherché, observé et analysé les inventivités habitantes. La profusion des terrains d’études (Communauté de Communes de Miribel et du Plateau, Aurillac, le département du Gard, etc.) a permis d’observer une grande diversité de pratiques inventives. Après une analyse quantitative, l’auteur a proposé une inventivité habitante type : des habitants se constituent en groupe(s) afin de combler un manque à l’échelle de la rue, où ni internet ni l’action publique n’ont un rôle. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de l’économie collaborative, durant un an ou une demi-journée. Cette inventivité détourne les normes socio-spatiales en vigueur sur le territoire.A partir d’une analyse fine de l’inventivité habitante, l’auteur a travaillé sur les relations existantes avec l’habitabilité et l’ingénierie territoriale. Il affirme que l’inventivité habitante améliore l’habitabilité. Par ce postulat, il a mis en avant le processus d’émancipation comme une condition de l’habitabilité. Toute une série d’actions publiques locales ont été analysées afin d’identifier les possibilités de l’ingénierie territoriale. Enfin, l’auteur invite au débat dans un dernier chapitre, où il propose des méthodes pour une ingénierie territoriale de l’habitabilité

  • Titre traduit

    Unlivable territories in the habitable territories : the arts of making of the inhabitants-converters to make the transition.


  • Résumé

    This Phd work analyses inhabitant inventiveness question within a planning consultant office. The inhabitant inventiveness can be defined as inhabitants practices diverting socio-spatial norms,. They are incremental and fragmented modifications which participate in the habitability process. This thesis has for distinctive characteristic to develop a dialogue between the action’s world in a design office in town planning and territorial sciences. The thesis problem underlines the stakes of such a dialogue. It questions the way territorial engineering could have the capacity to improve habitability thanks to inhabitant inventiveness.The author’s work is based on theoretical, pragmatic and interactionist theories about dwelling and spatial pressure. He defines inhabitant inventiveness from a critic of Michel De Certeau’s work, especially L’invention du quotidien, from the notion of DIY elaborate by Claude Lévi-Strauss, and mètis of the Hellenists Détienne and Vernant. From the field studies of the design office he worked for, the author looked, observed and analyzed the inhabitants inventiveness. The field studies profusion (Communauté de Communes de Miribel et du Plateau, Aurillac, le département du Gard, etc.) lead to observing a diversity of inventiveness practices. After a quantitative analysis, the author generated a model of inhabitant inventiveness : inhabitants form a group to fill a void, a “lack of”, at street level, where neither internet nor public action has no role Actions take place within the scope of collaborative economy, for one year or one half-day. This inventiveness diverts socio-spatial norms.From an in-depth analysis of inhabitant inventiveness, the author worked on the relationship between habitability and territory engineering. He claims that inhabitant inventiveness improves habitability. Local public actions were analysed to identify how spatial and territorial engineering and planning could create or restrain possibilities. Finally, the author creates a controversy in the last chapter, where he proposes methods for territorial engineering of habitability.


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