Territorialisation du droit à l'éducation à partir d'une analyse des dynamiques de pouvoir : le cas de la région de l'extrême nord du Cameroun

par Robinson Herrick Mouafo Djontu

Thèse de doctorat en Administration publique

Sous la direction de Nicolas Kada.

Soutenue le 24-04-2017

à Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale sciences juridiques (Grenoble) , en partenariat avec Centre de recherches juridiques (Grenoble) (laboratoire) .

Le président du jury était Marie-France Lange.

Le jury était composé de Jamil Sayah.

Les rapporteurs étaient Claude-Ernest Kiamba, Jacques Fialaire, Florence Crouzatier-Durand.


  • Résumé

    Dans la quasi-totalité des nations du monde, l’éducation s’impose comme un droit fondamental de la personne. Les Etats africains, suite à leur accession à l’indépendance dans les années 60, ont également accordé une primauté absolue à l’éducation, parce que condition sine qua non de tout développement. De la Conférence d’Addis-Abeba en 1961 aux assises de Harare en 1982, en passant par les rencontres d’Abidjan en 1964 et Lagos en 1968, l’éducation a toujours été au cœur des préoccupations des Chefs d’Etats et de Gouvernements. Elle est consignée dans un ensemble d’instruments juridiques internationaux. Ces instruments relatifs au droit à l’éducation ont été internalisés dans le corpus juridique interne du Cameroun. Au Cameroun, l’expansion de l’école en général et celle et de l’enseignement de base en particulier, a connu un ralentissement remarquable avec la crise économique du milieu des années 80, entraînant un fort taux de déscolarisation, dont le plus élevé s’observe dans la Région de l’Extrême-Nord. Bien que le tout premier Président du Cameroun ait été issu de cette Région et qu’elle dispose de la population la plus importante à l’échelle nationale, il n’en a pas pour autant résulter, au profit de cette région, une action publique conséquente en matière d’investissement éducatif. L’application des instruments relatifs au droit à l’éducation garanti à ceux qui en sont bénéficiaires de pouvoir disposer de la pleine capacité de participer à la gestion des affaires publiques, de développer leur potentiel tout en contribuant au développement national. Sauf que, l’effectivité de ces instruments est loin d’être assurée au niveau local en raison de contraintes politiques, économiques, démographiques, géographiques, sociales et culturelles du système éducatif. Divers politiques publiques, dont celle liée à la décentralisation ont été adopté en vue d’accroître l’efficacité de l’action publique locale. Toute chose qui ne peut qu’impacter positivement sur la qualité de l’investissement éducatif. Politique de décentralisation tendant vers une « nouvelle gouvernance fondée sur les dynamiques locales » . Cette décentralisation est elle-même plombée par de nombreuses contradictions qui retarde ou diffère son effectivité dans le contexte camerounais.

  • Titre traduit

    Territorialisation of right to education in Cameroon


  • Résumé

    In almost all nations of the world, education is required as a fundamental human right. African states, following their accession to independence in the 60s, were also granted an absolute primacy to education, because sine qua non of any development. Conference in Addis Ababa in 1961 the foundations of Harare in 1982, through the Abidjan meeting in 1964 and Lagos in 1968, education has always been at the heart of the concerns of Heads of State and Government . It is contained in a set of international legal instruments. These instruments relating to the right to education have been internalized into the domestic legal corpus of Cameroon. In Cameroon, the expansion of the school in general and and especially basic education, has been remarkably slow with the economic crisis of the mid-80s, resulting in a high dropout rate, the highest of is seen in the Far North Region. Although the first President of Cameroon was coming from this region and it has the largest population nationwide, it has none provided result, the benefit of this region, a public action consistent in terms of educational investment. The application of instruments relating to the right to education guaranteed to those who are recipients able to have the full capacity to participate in governance, to develop their potential and contribute to national development. Except that the effectiveness of these instruments is far from guaranteed at the local level due to political, economic, demographic, geographic, social and cultural education system. Various public policies, including those related to decentralization have been adopted to increase the efficiency of local public action. Anything that can qu'impacter positively on the quality of educational investment. Decentralization policy tending towards a "new governance based on local dynamics." This decentralization is itself weighed down by many contradictions or delaying its effectiveness differs in the Cameroonian context.


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