Jeunesse et actions environnementales en région PACA, enjeux et partenariats

par Coline Morice

Thèse de doctorat en Ethnologie

Sous la direction de Joël Candau.

Le président du jury était Anne Monjaret.

Le jury était composé de Anne Monjaret, Richard Pottier, Martin de La Soudière, Philippe Hameau, Florence Palpacuer.

Les rapporteurs étaient Anne Monjaret, Richard Pottier.


  • Résumé

    Cette recherche s’attache aux pratiques de nettoyage et d’enlèvement des déchets en bordure de routes dans les Alpes-Maritimes (France). La réflexion proposée porte sur la déterritorialisation et/ou la reterritorialisation des déchets dans les lieux et sur « l’esthétique de la disparition ». Les résultats émanant d’enquêtes ethnographiques – menées auprès des élus et techniciens du Conseil Général du 06 et des membres d’une association de jeunes : « les Rikikibians » – sont l’occasion d’explorer leurs manières respectives ou communes d’agir avec les déchets sur l’environnement. Cette recherche entend revisiter la monographie, en tentant la « science nomade » de Deleuze et Guattari. Partant d’une approche ethnologique du sensible, il s’agit d’évaluer la relation entre les hommes et les déchets dans les usages politiques et sociaux de l’espace-nature contemporain. Le déchet, en tant que chose entre matière et substance, objet manipulé et objet de manipulation, est envisagé suivant son inscription dans le monde du sauvage et dans ses manières d’habiter l’abandon. Le déchet est analysé dans sa valeur praxique plutôt que dans sa valeur signe, dans la pratique plutôt qu’en termes de symbolique. Au-delà du rejet, l’accent est mis sur le détachement et plus largement sur les processus de subjectivation à l’oeuvre dans « l’apprentissage par corps de savoir-comment » avec les déchets.

  • Titre traduit

    Youth and environmental actions in the PACA region, issues and partnerships


  • Résumé

    This research attempts to look at the cleaning and waste removal practices along the roads in the Alpes-Maritimes (France). The reflection involves the deterritorialisation and/or reterritorialisation of waste in areas and on the “esthetic of disappearance”. The results from ethnographic investigations – which were conducted with elected officials and technicians of the General Council of 06 and members of a youth association : "the Rikikibians" – are an opportunity to explore their respective or common ways of acting with waste on the environment. This research intends to revisit the monograph, trying “nomadic science” of Deleuze and Guattari. From a sensitive ethnological approach, it is to assess the relationship between humans and waste in the political and social uses of contemporary natural-spaces. Waste, as something between material and substance, as manipulated object or object of manipulation, is considered following its inclusion in the world of the wild and in its ways of living the abandonment. Waste is analyzed in praxis value rather than in sign value, in practice rather than in symbolic terms. Beyond the reject, the emphasis is put on the detachment and more broadly on the processes of subjectivation at work in the “know-how body learning” with waste.

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