Musée national d'art Coréen, un dispositif de transmission de valeurs et de connaissances des arts coréens : Analyse muséologique de la mise en exposition de sarangbang au musées nationaux en République de Corée

par Ji Young Park

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Marie-Sylvie Poli et de Bernard Schiele.

Soutenue le 23-10-2017

à Avignon en cotutelle avec l'Avignon et l'Université du Québec à Montréal , dans le cadre de École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon) , en partenariat avec Centre Norbert Elias (laboratoire) et de Ecole du Louvre (Paris) (école) .

Le président du jury était Éric Triquet.

Le jury était composé de Marie-Sylvie Poli, Bernard Schiele, Éric Triquet, Joëlle Le Marec, Jason Luckerhoff, Yves Bergeron.


  • Résumé

    Cette thèse a pour but de comprendre la situation communicationnelle des valeurs et connaissances délivrées par un musée d’art en République de Corée. Pour ce faire, nous avons choisi de mener une analyse approfondie d’un type de dispositif expographique de vulgarisation : la restitution d’un sarangbang, proposée par le National Museum of Korea (musée des beaux-arts) et le National Folk Museum (musée ethnographique) de Séoul. Nous abordons ce dispositif comme constituant un archétype paradigmatique des productions architecturales coréennes et comme un condensé de plusieurs problématiques relatives aux arts et aux musées de la péninsule.Que ce dispositif soit conçu comme un intermède visuel et matériel visant une contextualisation des objets exposés dans une salle d’exposition, ou qu’il soit envisagé en tant qu’objet exposé créé récemment pour l’exposition muséale, la conception et la perception de ce sarangbang au sein d’un musée fait appel à des connaissances scientifiques relatives au sarangbang ainsi qu’à la société et à la culture dont il relève. Il communique également diverses perspectives ayant trait aux arts, aux objets destinés à être exposés, aux supports expographiques et aux visiteurs des musées.L’étude de concepts tels que ceux de musée national, d’art, de patrimoine confucéen, et l’analyse sémio-pragmatique de la restitution d’un sarangbang par ces deux musées nationaux nous permettent de comprendre la situation communicationnelle produite autour de leur mise en exposition : avec ces dispositifs de sarangbang, les musées transmettent une information qui ne dévoile qu’une partie des faits historiques sans suggérer l’existence de bien d’autres choses. La stratégie de vulgarisation scientifique est uniformisée par des critères subjectifs édictés par l’État dont l’intention politique est de promouvoir les valeurs confucianistes dans la société coréenne et au monde entier. En outre, d’autres stratégies de vulgarisation scientifique portées par des signes iconiques font circuler de faux savoirs visuels sélectivement forgés actuellement par certains muséographes œuvrant dans les musées d’art.

  • Titre traduit

    The National Museum of Korean Art, a device for the transmission of Korean arts’ values and knowledge : Museological Analysis of Mise en Exposition of Sarangbang in National Museums in the Republic of Korea


  • Résumé

    The aim of this dissertation is to explore the communicational situation of knowledge and values delivered by an art museum in the Republic of Korea. To this end, it approaches a specified type of exhibition device: the restitution of a sarangbang, proposed by the National Museum of Korea and the National Folk Museum of Seoul. The device is here considered as a paradigmatic archetype of Korean artistic productions, and as a condensation of several problems related to the arts and museums of the peninsula.Whether conceived as a visual and material interlude aiming at a contextualization of the exhibited objects in an exhibition gallery, or apprehended as an exhibit only recently created for the museum exhibition, design and perception of this sarangbang within a museum makes use, not only of scientific knowledge relating to the sarangbang as well as to the society and the culture to which it belongs, but also various perspectives relating to the arts, the objects displayed, and to museum visitors.The study of concepts such as the national museum, art, Confucian heritage, and the semio-pragmatic analysis of the restitution of a sarangbang by these two national museums allows us to understand the communicational situation produced around their mise en exposition. With the device of sarangbang, the museums transmit information that selectively reveals the historical facts without acknowledging the existence of many more and possibly different ones. The strategy of popularizing science is framed by subjective criteria, enacted by the state with the political intention of promoting Confucian values within Korean society and the world. In addition, other strategies of popularizing scientific knowledge via iconic signs circulate false visual knowledge, selectively forged at present by curators in art museums.


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