Le parti pris de l'objet : de l’empreinte à une archéologie du présent

par Imane El Hammoumi-Piquemal

Thèse de doctorat en Arts plastiques et sciences de l'art

Sous la direction de Khalil M'Rabet.

Soutenue le 26-06-2017

à Aix-Marseille , dans le cadre de Ecole Doctorale Langues, Lettres et Arts (Aix-en-Provence) .

Le président du jury était Germain Roesz.

Le jury était composé de Alain Chareyre-Méjan.

Les rapporteurs étaient Pierre Baumann.


  • Résumé

    Cette thèse se présente comme une fouille archéologique consistant à décortiquer l’objet dans notre société actuelle à partir d’une réalisation plastique. En effet cette thèse s’articule autour d’une pratique artistique. C’est cette pratique qui a ainsi déterminé les champs de recherche à suivre. Le protocole de cette installation consiste, dans un premier temps, à demander à des femmes-artistes de me prêter un objet issu de leur quotidien et pour lequel elles ont nourri un besoin ou un attachement particulier, de sorte que cet objet devienne un miroir capable de refléter leur personnalité. Dans un deuxième temps, je filme un témoignage que me livrent ces mêmes personnes au sujet de l’objet choisi, et dans lequel elles justifient leur choix en précisant la nature du lien qui les unit à celui-ci. Ensuite, ces objets sont moulés par mes soins. En ce sens, cette démarche de ne présenter que leurs moulages et non ces objets tels qu’ils sont, contribue à rendre l’intimité que représentent ces objets, et à faire de ces symboles de la vie quotidienne de chacune des protagonistes, et donc, d’acteurs ou plutôt actrices de notre société moderne, de simples matériaux voués à un oubli certain, sauf à les envisager à l’aune d’une certaine archéologie du présent. C’est ainsi que je prends le parti des objets. Un parti pris théorique et pratique. Dans le sens où je me place du côté des objets pour observer le monde, un parti pris qui traduit une opinion argumentée de l’objet dans tous ses états : l’objet dans l’art, l’objet anthropologique, l’objet comme trace de nous-mêmes et pour finir l’objet archéologique.

  • Titre traduit

    On the object's side : from the imprint to an archeology of the present


  • Résumé

    This thesis presents itself as an archaeological excavation consisting of the dissection of the object in our present society from a plastic realization. Indeed this thesis is articulated around an artistic practice. It is this practice that has determined the fields of research to be followed. The protocol of this installation consists, initially, in asking women artists to lend me an object from their daily lives and for which they have nourished a particular need or attachment, so that this object becomes a mirror capable To reflect their personality. In a second step, I film a testimony given to me by these same people about the chosen object, and in which they justify their choice by specifying the nature of the bond that unites them to it. Then, these objects are molded by me. In this sense, this process of presenting only their moldings and not those objects as they are, helps to make the intimacy represented by these objects, and to make these symbols of the daily life of each of the protagonists, and thus , Actors or rather actors of our modern society, materials devoted to a certain forgetfulness, except to consider them by the yardstick of an archeology of the present.This is how I take the side of objects. A theoretical and practical bias. In the sense that I place myself on the side of objects to observe the world, a bias that translates an argued opinion of the object in all its states: the object in art, the anthropological object, the object as Trace of ourselves and to finish the archaeological object.

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