Jean-Jacques Rousseau : le malade et le penseur de la médecine

par Philippe Casassus

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Élisabeth Belmas.

Le président du jury était Florence Fix.

Le jury était composé de Juliette Vion-Dury, Isabelle Robin, Joël Coste.

Les rapporteurs étaient Florence Fix, Bernard Granger.


  • Résumé

    Dans l'œuvre de Jacques Rousseau, à côté de sa philosophie originale, on trouve des idées très précises sur la médecine. Il s'y montre très critique sur l'inefficacité des médecins, qu'il eut bien des occasions de connaître et de juger. Il a en effet souffert d'une pathologie urologique chronique, se manifestant par des crises douloureuses de rétention d'urine, dont il parle régulièrement dans ses courriers. Ce travail trouve sa source principale dans les 7175 lettres (écrites ou reçues) de sa correspondance regroupée par Leigh, complétée par certaines réflexions des Confessions. Son objectif a été d'analyser les symptômes dont il s'est plaint, d'argumenter les propositions de diagnostic faites par les historiographes, mais aussi de suivre l'évolution de ses idées sur les médecins (dont certains ont eu une importance dans sa vie qu'il a été jugé utile de développer), et de ses idées sur une médecine qu'il voulait fondée sur le respect de la nature. Celles-ci, notamment développées dans L'Emile, rejoignaient celles du docteur Tissot et des Hygiénistes. Mais Rousseau était aussi connu pour son caractère susceptible et son goût de la solitude, au point d'être pris en exemple de délire paranoïaque par les psychiatres français du début du XXe siècle. Ce diagnostic est évalué à partir des épisodes de sa vie et des réactions qu'elles suscitent dans cette correspondance, à la lumière des dernières recommandations internationales.

  • Titre traduit

    Jean-Jacques Rousseau : the sick and the thinker of medicine


  • Résumé

    Accurate ideas are found in the writings of Rousseau about médicine. He has shown a very critical judgment about the inefficiency of his médical doctors. It is obvious that he contacted them frequently, before ignoring them definitively. lndeed, he suffered in many decades from a painful urologie disease, which could not be cured by physicians, a chronical and congenital urine rétention. Our work draws his source mainly from the 7175 letters (written or received by Rousseau) grouped by Leigh, completed with some data found in the Confessions. Our aim was to analyze his symptoms, evaluate the diagnosis suggested by the numerous doctors and biographs pf Rousseau's life, but also to discuss the évolution of his sévère judgment about the doctors (among which some were so important in his life to justify a development) and his ideas about the medicine, dominated by the respect of Action of nature, particularly approved by doctor Tissot and the « Hygienists » thought group. On the other hand, Rousseau was well known as having shady and solitary character, andt french psychiatrists in the beginning of XXe century took him even as a current example of paranoid délusion. We assess this hypothesis, analyzing his reactions along his eventful life, with reference to international recommendations (DSM)·


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