Vers la tolérance religieuse : le Massachusetts de l'intolérance à la séparation entre Église et État dans le période post-révolutionnaire : 1776-1833

par Isabelle Sicard

Thèse de doctorat en Langue et littératures étrangères. Langue et cultures des sociétés anglophones

Sous la direction de Marie-Jeanne Rossignol et de Lucia Bergamasco.

Le président du jury était Allan Potofsky.

Le jury était composé de Marie-Jeanne Rossignol, Lucia Bergamasco, Allan Potofsky, Gérard Hugues, Steven Sarson, Lauric Henneton.

Les rapporteurs étaient Gérard Hugues, Steven Sarson.


  • Résumé

    Le Massachusetts, colonie fondée et exclusivement dirigée jusqu’en 1684 par des Puritains organisés en Églises congrégationalistes, est le dernier État à supprimer l’impôt pour le culte de son texte constitutionnel. Bien que les critères de citoyenneté élargissent le droit de vote dès la fin du XVIIIe siècle, la nature des liens entre Églises et État demeure jusqu’en 1829 une question qui mobilise les citoyens du Massachusetts au travers de leur appartenance à une Église. Cette logique d’Église s’impose quelles que puissent être les autres convictions personnelles. Par conséquent, le Massachusetts, dont la majorité des Églises relève toujours du système congrégationaliste en 1829 – contrairement à un paysage religieux beaucoup plus diversifié dans les autres États – s’en tient au statu quo sur l’impôt cultuel (et l’obligation d’assistance au culte, inscrite dans sa Constitution) jusqu’au début des années 1830. L’objectif de cette thèse est de montrer que la campagne de pétitions de 1829-1832 demandant l’abrogation de l’impôt cultuel constitue une démarche citoyenne et personnelle qui s’affranchit non seulement des logiques partisanes mais plus encore de tout cadre confessionnel.

  • Titre traduit

    Towards religious toleration : Massachusetts from intolerance to the separation between church and state in the post-revolutionary period : 1776-1833


  • Résumé

    The Massachusetts Bay Colony was founded by Puritans and up to 1684 only men who had been accepted into a Church covenant could vote. The Massachusetts churches were organized in a congregational system which remained the main denomination in the State until 1833, the end of our period of study. Even though the right to vote was extended at the end of the 17th century, the citizens’ position on the relation between Church and State remained that of their Church. Thus, in spite of opposition from the Baptists, who were only a small minority when the citizens ratified the Constitution in 1780, the Massachusetts Constitution allowed towns to tax residents in order to support churches and ministers. Up to 1829, despite the proliferation of religious denominations, there was no public debate about the church tax beyond the circle of church leaders. No record exists of any petition or bill emanating from private citizens to abolish the tax. However, all the other States in the Union had already abolished the system. The aim of this thesis is to show that the 1829-1832 campaign of petitions calling for the end of the church tax was the result of popular and individual activity which had freed itself from any political or Church discipline.


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