De l'exil à l'asile : clinique avec des réfugiés au carrefour entre le psychique et le politique

par Alexei Conte Indursky

Thèse de doctorat en Recherche en psychopathologie et psychanalyse

Sous la direction de Luiz Eduardo Prado de Oliveira.


  • Résumé

    Traditionnellement, dans le domaine des droits de l'homme international on a voulu établir la concession du status de réfugié comme une solution à une situation de persécution et de violation de droits vécue dans « l'ici et maintenant ». Au lieu de concevoir la susdite reconnaissance comme une fin en soi, nous nous proposons au long de cette investigation de mettre en question les effets dans l'organisation psychique d'un demandeur de refuge, lorsqu'il reçoit son status et doit s'engager dans un procès de placement, sous la rubrique de commencer sa vie à nouveau. Si le refuge est considéré normalement comme un lieu sécurisé et protecteur, une dimension plus sombre et menaçante s'y cache cependant. Le refuge est ainsi perçu comme objet ambivalent. Il peut tout autant sauver le sujet de la mort, que déclencher une rupture irréversible à l'égard de la terre quittée et le condamner à un déracinement de lui-même. Loin d'être une solution, le choix de s'exiler pose la question de la condition nomade de tout sujet inconscient dont l'origine est toujours une fiction de lui. Même ; l'étrangeté éveillée par ce mouvement de déterritorialisation pouvant être vécue, chez certains, comme un poison de la condition de sujet désirant. Notre but au long de cette investigation est de démontrer comment les possibilités d'élaborer et de thématiser les violences vécues au long de l'exil passent par la rencontre entre le politique et le psychique ; où une morale économique du réfugié se crée comme manière de négociation, de résistance et de souffrance du fait d'habiter aux bords du politique.

  • Titre traduit

    From exile to asylum : clinic with refugees at the crossroads between the psychic and the political


  • Résumé

    Traditionally, in the field of international human rights it's been established the granting of refugee status as a solution to a situation of persecution and violation of rights experienced in the "here and now". Instead of designing the above recognition as an end in itself, we propose throughout this investigation to question the effects in the psychic organization of a refuge applicant, while receiving its status and commiting in a proces of placement to start it's life again. If the refuge is normally considered a safe and protective place, a darker and menacing dimension seems however hidden. The refuge is thus perceived as ambivalent object. It can as much save one from death, that trigger an irreversible rupture in respect of the land left and sentence him to an uprooting of himself. Far from being a solution, the choice of exile raises the question of the nomadic condition of any subjet whose origin is a fiction of itself; the strangeness awakened by this movement of deterritorialization can be experienced in some like poison for the condition of desiring. Our goal throughout this investigation is to demonstrate how the possibilities to develop and thematize violence experienced during exile go through the encounter between the political and the psychic dimensions; where an economic refugee moral sphere is created as a way of negotiation, resistance and suffering due to inhabit the egdes of politics.

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Informations

  • Détails : 1 vol.(445 p.)
  • Annexes : 325 réf. Notes bibliogr. Index

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
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  • Cote : TL (2016) 017
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