La Cathédrale Rouge. Images de la mort dans le Haut livre du Graal

par Jean-François Poisson-Gueffier

Thèse de doctorat en Littérature Française du Moyen Âge

Sous la direction de Catherine Croizy-Naquet.

Le président du jury était Mireille Séguy.

Le jury était composé de Catherine Croizy-Naquet, Mireille Séguy, Francis Gingras, Jean-René Valette, Michelle Szkilnik.

Les rapporteurs étaient Francis Gingras, Jean-René Valette.


  • Résumé

    Ses principaux lecteurs n’ont cessé de concevoir le Haut Livre du Graal comme un roman des confins de la barbarie. L’éclatement des cadres de l’écriture arthurienne est prégnant dans ses épisodes les plus emblématiques, qui révèlent un hiatus irréductible entre une « haute écriture » et l’exaltation de la matérialité des êtres. Le roman semble soumis à une double postulation vers le haut et le bas, vers les convulsions du monde sublunaire et une mystique aussi présente que ténue. L’étude des manifestations et senefiances de la mort s’applique à saisir l’écriture de cet entre-deux, tout en privilégiant l’approfondissement de deux traits majeurs : la dimension visuelle inhérente à la représentation de la mort et les procédés d’écriture propres à esquisser les linéaments d’une « écriture funèbre ». Le paradigme visuel relaie la puissance évocatoire des morts narrées, tandis que la dominante funeste du récit semble être l’un des gages les plus viables de l’unité d’une œuvre dont les structures narratives se dérobent. Le parcours herméneutique de cette étude considère tout d’abord le vocabulaire de la mort, avant d’aborder les circonstances de l’instant mortel, les deux versants spirituel et temporel de la mort, et le lien toujours puissant qui unit les vivants et les morts. Après des considérations à la fois stylistiques, rhétoriques, historiques et anthropologiques, la deuxième partie déplace vers le champ de la poétique du texte la problématique d’une mort fondamentalement ubiquitaire.

  • Titre traduit

    The Red Cathedral. Images of death in The High Book of the Grail


  • Résumé

    The main scholars always depicted the High Book of the Grail as a novel which borders on barbarism. The bursting of the frames of arthurian writing is significant in its most iconic episodes as well, which reveal a huge gap between "High Scripture" and a glorification of the materiality of beings. The novel seems based on a double postulation up and down, towards materiality and spirituality. The study of events and senefiances of death applies to grasp the writing of in-between, while emphasizing the study of two major elements: the inherent visual dimension to the representation of death and methods of its own writing which sketches the outlines of a "funeral writing." Visual paradigm relays the evocative power of the dead narrated while that fateful dominant narrative seems to be one of the most efficient guarantee of the unit of a work whose structure is relevent to illusion or arcana. The hermeneutic thought process of this study considers at first the vocabulary of death, before addressing the circumstances of the "instant mortel", the two spiritual and temporal sides of death, the always powerful unity of the living and the dead. After some stylistic considerations, as well as rhetorical, historical and anthropological ones, the last chapters move to the field of poetics, in a world where death appears fundamentally ubiquitous.


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