Maltraitance-bientraitance : rapport à la violence et recomposition des pratiques professionnelles dans l'intervention sociale et médico-sociale
| Auteur / Autrice : | Frédéric Mennrath |
| Direction : | Myriam Klinger |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 14/09/2016 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Dynamiques européennes (Strasbourg ; 2014-2021) |
| Jury : | Président / Présidente : Alain Blanc |
| Examinateurs / Examinatrices : Alain Blanc, David Le Breton | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Yves Dartiguenave, Sébastien Schehr | |
| DOI : | 10.70675/4d52b89ez926dz475bza521zf74afae3a1a7 |
Résumé
La lutte contre la maltraitance questionne les professionnels sur les seuils de ce qui est maltraitant et ne l’est pas. L’indécision renforce la conflictualité et rend nécessaire des pratiques de négociation. Cette recherche s’appuie sur des entretiens individuels, collectifs et des observations dans divers cadres professionnels pour saisir, dans une approche relationnelle, les dynamiques de violence en situation. Le seuil de ce qui est moralement acceptable se fonde sur un compromis construit dans l’interaction et l’intersubjectivité au sein d’une zone de tolérance partagée, espace d’autorégulation avant un éventuel signalement. En contexte incertain, cet espace de négociation est créateur de pratiques et de nouveaux apprentissages. La promotion de la bientraitance, présentée par certains acteurs comme une approche positive censée dépasser les clivages, constitue ainsi un puissant vecteur de recomposition des modes d’intervention et de réaménagement des identités professionnelles.