Islam politique et entrée en radicalité violente. Le cas des salafistes radicaux violents algériens

par Bilel Ainine

Thèse de doctorat en Sciences politiques

Sous la direction de Xavier Crettiez.

Le président du jury était Sébastien-Yves Laurent.

Le jury était composé de Xavier Crettiez, Luis Martinez, Emmanuel Blanchard.

Les rapporteurs étaient Nathalie Duclos, Gilles Dorronsoro.


  • Résumé

    Résumé : Cette thèse s’intéresse à la question de la radicalisation violente chez les salafistes algériens. Elle tente de comprendre comment s’effectue le glissement d’un militantisme (ou d’une sympathie) en faveur d’un islam politique légal, vers un activisme clandestin versé dans l’action violente sous le seau du djihad armé. Saisir le cheminement de cette entrée en radicalité, nous amène d’abord à réfléchir sur la radicalisation de la pensée religieuse comme première étape du processus étudié. L’engagement au profit du djihad est ensuite tributaire d’une construction (ou reconstruction) identitaire fondée sur un renversement moral de l’ordre socioreligieux établi. Les représentationsqui en émanent sont le produit d’une socialisation de l’individu à une pensée radicalisée qui, lorsqu’elle est combinée à d’autres variables facilitatrices ou incitatrices, le prédispose à passer à l’acte. Ainsi, au niveau macro, les opportunités/menaces agissent comme des facteurs facilitateurs ou précipitateurs dans l’engagement armé ; la répression et la fermeture du champ politique sont à ce titre, les variables les plus redondantes dans l’explication de l’entrée en radicalité chez les salafistes algériens. Au niveau méso et micro, l’influence des réseaux préconstitués (organisations armées, réseaux de soutiens logistiques…) et des liens sociaux (amis, voisins, famille…) pèse lourdement sur le choix de l’engagement collectif et individuel. Enfin, les chocs moraux et les récits mémoriels sur la répression subie peuvent aussi nous éclairer à saisir un certain nombre de trajectoires de radicalisation violente chez les djihadistes algériens

  • Titre traduit

    Political Islam and coming into violent radicalism. The case of Algerian radical Salafist violence


  • Résumé

    Abstract : This thesis focuses on the issue of violent radicalization among Algerian Salafists. It tries to understand how is the shift of activism (or sympathy) for a legal political Islam to a clandestine activism poured into violent action in the bucket of armed jihad. Enter the path of the entry into radicalism, leads us first to reflect on the radicalization of religious thought as a first step in the process studied. The commitment in favor of jihad is then dependent on a construction (or reconstruction) of identity based on moral overthrow of the established socio-religious order. The representations that come in are the product of socialization of the individual to a radicalized thought which, when combined with other variables or incentive-facilitators, predisposes to pass the act. Thus, at the macro level, opportunities / threats act as facilitators factors or precipitators in the armed engagement; repression and the closure of the political field as such are the most redundant variables in explaining the entry into radicalism among Algerian Salafists. At the meso and micro level, the influence of pre-made networks (armed organizations, logistic support networks ...) and social connections (friends, neighbors, family ...) weighs heavily on the choice of the individual and collective commitment. Finally, moral shocks and stories on the memorial suffered repression may also enlighten us to enter a number of violent radicalization trajectories among Algerian jihadists.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.