La structuration de l'essor du marché financier de l'Afrique de l'Ouest : enjeu d'une mutation

par Hartmann N'Dah

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Sylvie Lecarpentier-Moyal.

Le jury était composé de Michel Boutillier, Franck Martin.

Les rapporteurs étaient Daniel Goyeau, Dhafer Saïdane.


  • Résumé

    Ces deux dernières décennies ont été marquées par une montée spectaculaire des marchés boursiers des pays en développement. Cette augmentation de l’activité boursière a favorisé, selon certains auteurs, l’amélioration des performances économiques de quelques pays dits émergents. Cependant, les pays africains peinent encore à bénéficier des avantages liés à l’activité boursière, compte tenu de l’étroitesse,de la faible liquidité et de l’inefficience de leurs marchés boursiers. Les marchés boursiers de ces pays accusent un retard manifeste par rapport aux pays en développement des autres continents. Cette thèse examine les facteurs qui expliquent le niveau de développement des marchés boursiers des pays en développement en général, et des pays africains en particulier à partir d’un échantillon de 106 pays. L’analyse empirique est articulée autour des tests statistiques et économétriques. Les résultats montrent que le capital social mesuré par la confiance influence considérablement le développement des marchés boursiers dans les pays en développement. Cette confiance, puisqu’elle est très faible en Afrique, explique le retard des marchés boursiers africains par rapport aux marchés des pays en développement des autres continents. Par ailleurs, la faiblesse de la confiance en Afrique est due à l’hétérogénéité des populations caractérisées par une forte fragmentation ethnique, linguistique et religieuse. Les résultats montrent également que le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication influence positivement le développement des marchés boursiers à travers la réduction des coûts des transactions. Enfin, le développement des marchés boursiers africains est également compromis par leur ouverture précoce au reste du monde. En effet, l’ouverture financière affecte négativement l’activité boursière dans ces pays. Pour favoriser l’essor des bourses africaines, il est donc nécessaire de prendre un certain nombre de mesures. Il s’agit d’améliorer l’environnement institutionnel de manière à mieux protéger les propriétaires de capitaux afin de réduire l’effet de la faiblesse de la confiance ; de mettre en œuvre une politique qui favorise le brassage socioculturel entre les populations ; d’œuvrer pour augmenter le nombre d’entreprises cotées sur les marchés boursiers à travers l’ouverture au privé du capital des sociétés étatiques par le biais de la bourse ainsi que des mesures incitatives vis-à-vis des entreprises privées et enfin de promouvoir le développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

  • Titre traduit

    Structuring of the financial market boom in West Africa : issue of a mutation


  • Résumé

    The last two decades have seen a dramatic rise in stock markets in developing countries. This increase in marketactivity promoted, according to some authors, the improved economic performance of some so-called emergingcountries. However, African countries are still struggling to enjoy the benefits of market activity, given thenarrow, low liquidity and inefficiency of their stock markets. The stock markets of these countries clearlylagging behind compared to developing countries on other continents. This thesis examines the factors thatexplain the level of development of stock markets in developing countries in general and African countries inparticular from a sample of 106 countries. The empirical analysis is based around the statistical and econometrictests. The results show that social capital measured by the confidence greatly influences the development ofstock markets in developing countries. This confidence, since it is very low in Africa, explains the delay ofAfrican stock markets compared to markets in developing countries of other continents. Moreover, the lowconfidence in Africa is due to the heterogeneity of populations which are characterized by high ethnic, linguisticand religious fragmentation. The results also show that the development of new technologies of information andcommunication positively influences the development of stock markets by reducing transaction costs. Finally,the development of African stock markets is also compromised by their early opening to the world. Indeed,financial openness negatively affects market activity in these countries. To encourage the growth of Africanstock exchanges, it is necessary to take a number of measures. This is to improve the institutional environmentin order to better protect the owners of capital, this will reduce the effect of low confidence; to implement apolicy that promotes the socio-cultural mixing between populations; to work to increase the number of listedcompanies on the stock market through the opening to the private, the capital of state owned companies throughthe stock market and incentives vis- à-vis the private sector , and to promote development of New Technologiesof Information and Communication .

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Informations

  • Détails : 1 vol. ( 240 p. )
  • Annexes : Bibliogr. p. 186-200. Annexes

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TGRENN2016/1
  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Bibliothèque de ressources électroniques en ligne.
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