L'esprit dans le théâtre de Marivaux

par Nathalie Igouazi - Tatem

Thèse de doctorat en Langue et littérature françaises

Sous la direction de Dominique Quéro.

Soutenue le 20-10-2016

à Reims , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'homme et de la société (Reims, Marne) , en partenariat avec (CRIMEL) Centre de Recherche Interdisciplinaire sur les Modèles Esthétiques et Littéraires (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Louis Haquette.

Le jury était composé de Dominique Quéro, Françoise Gevrey, Geneviève Haroche-Bouzinac.

Les rapporteurs étaient Françoise Rubellin, Jean-Paul Sermain.


  • Résumé

    Le dialogue marivaudien est plaisant parce qu'il est vif, brillant, plein de finesse, spirituel ; tous les personnages participent d'ailleurs à cette fête verbale, ce qu'on a souvent reproché au dramaturge. Ses contemporains condamnaient effectivement son affectation, sa subtilité exagérée, sa vaine métaphysique : il faisait montre de trop d'esprit et on l'accusait même de corrompre la langue française. Qu'est-ce donc que l'esprit marivaudien ? Un vernis brillant sans autre but que de susciter l'admiration et l'amusement ? Un ingrédient clinquant qui ne serait que poudre aux yeux ? Le résultat d'une forme d'abus de langage ? Ou bien doit-il être pris au sérieux et étudié de près pour en comprendre les enjeux et les significations ?La première partie s'attache à définir la notion d'esprit en s'appuyant sur différents textes d'auteurs et de dictionnaires ainsi que sur les écrits de Marivaux lui-même. La notion de trait d'esprit est alors privilégiée pour appréhender les comédies du dramaturge. La deuxième partie étudie le fonctionnement de l'esprit dans ces œuvres théâtrales en mettant au jour une typologie du trait d'esprit et en montrant son caractère fragmentaire et spectaculaire. La dernière partie cherche à mettre en lumière les fonctions de l'esprit chez Marivaux dans les domaines du sentiment, de la morale et de la dramaturgie.

  • Titre traduit

    Wit in Marivaux's comedies


  • Résumé

    Marivaux's dialogue is pleasant because it's lively, brilliant, subtil, witty ; besides, all the characteres take part in this verbal festival, and the dramatist was often blamed for that. Indeed, his contemporaries criticize his preciosity, his exaggerated subtlety, his affected style : he was too witty, he was even accused of corrupting language. How could we define Marivaux's wit ? As a sparkling writing which is just about good enough for entertaining and tries to dazzle the audience ? Is it the result of a misuse of language ? Or have we to study it seriously to understand its meanings and its stakes ?In the first part, we try to define the notion of wit through different authors, dictionaries and Marivaux's written works. Then we choose the notion of witticism to analyse these comedies. In the second part, we study how wit functions : we give a typology and we show that it's both fragmentary and spectacular. The last part is devoted to explaining how wit influences the sentimental and moral sphere and the dramatic action.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Reims Champagne-Ardenne (Bibliothèque électronique). Bibliothèque universitaire.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.